Il y a presque un an, l’aciérie Ascoval, à Saint-Saulve, près de Valenciennes, dans le Nord, se voit placée en redressement judiciaire et menacée de fermeture. Pour sauver le site, l’Etat accepte d’injecter 5 millions d’euros, dans l’attente d’un repreneur. Depuis, les péripéties s’enchaînent. Après le "torpillage" du dossier de reprise par Vallourec fin octobre, le gouvernement et Altifort se sont donnés jusqu’à décembre prochain pour consolider la nouvelle proposition. Une offre jugée "crédible" et "solide" par Bruno Le Maire, qui sera finalement évaluée le 12 décembre par la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg.
"Cette future décision impactera la vie de 300 salariés. 300 ouvriers hyper qualifiés qui produisent des aciers spéciaux cruciaux pour certains secteurs, comme l’industrie automobile. Des hommes et des femmes qui risquent de perdre leur emploi dans une région déjà très fortement touchée par le chômage", explique le réalisateur Eric Gueret dans sa note d'intention.
Durant les douze derniers mois, celui-ci a vécu leur quotidien à l’usine, et "partagé leurs espoirs, leurs tensions, leurs joies et colères, leurs révoltes et résignations. Il a été témoin de leur combat, de leur volonté de sauver leur activité mêlée à leur préparation à un possible échec", explique le diffuseur. A travers les images de cette bataille, Eric Gueret pose la question suivante : "face à la mondialisation, est-il possible de sauver l’industrie française ?"
Le film Ascoval – La bataille de l’acier est diffusé sur France 3 jeudi 29 novembre à 22h40.





