Le gouvernement se donne jusqu'à décembre pour concrétiser la reprise d'Ascoval par Altifort

Des conclusions positives mais qui invitent encore à la prudence. Mercredi 31 octobre, le ministre de l'Économie et des Finances a jugé "crédible" et "solide" l'offre de reprise d'Altifort sur l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve dans le Nord. Plusieurs problèmes restent à résoudre, comme le financement. Le gouvernement et Altifort devraient avoir jusqu'à décembre pour consolider l'offre du groupe franco-belge.

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Le gouvernement se donne jusqu'à décembre pour concrétiser la reprise d'Ascoval par Altifort
Le ministre de l'Économie et des Finances a jugé "crédible" et "solide" l'offre de reprise d'Altifort sur l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve dans le Nord.

L’hypothèse d’une reprise se renforce pour l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve dans le Nord. Mercredi 31 octobre, le ministre de l’Économie et des Finances a présenté les conclusions du cabinet Roland Berger, chargé d’évaluer l’offre de reprise du groupe franco-belge Altifort. Pour Bruno Le Maire, cette hypothèse est “solide” et “crédible”. Il reste malgré tout quelques problèmes à résoudre pour garantir la pérennité de l’usine française.

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Le ministre de l’Économie et des Finances se donne jusqu’à décembre “pour régler les sujets qui sont sur la table”. Autrement dit, les 281 salariés de l’aciérie devront encore faire preuve de patience avant de connaître leur sort. “C’est reparti pour un mois”, résume Cédric Orban au terme de la réunion entre Bruno Le Maire, les élus locaux et l’intersyndicale du site.

En principe, le tribunal de grande instance de Strasbourg (Bas-Rhin) doit se prononcer le 7 novembre sur l’avenir de l’aciérie de Saint-Saulve. Avec une offre de reprise revue par Altifort, la décision devrait néanmoins être repoussée à décembre sans difficulté selon plusieurs sources proches du dossier. La chambre commerciale du tribunal décidera alors d’une liquidation judiciaire, d’une fermeture définitive ou d’une reprise par le groupe franco-belge.

Deux défis pour concrétiser l'offre d'Altifort

Le ministère de l’Économie et des Finances a décrit deux défis à relever pour concrétiser l’offre d’Altifort. Le premier tient aux clients de l’aciérie. Jusqu’à présent, son carnet de commandes est exclusivement rempli par Vallourec, et l'engagement avec ce dernier tient jusque fin janvier 2019. Maintenant que Vallourec semble définitivement écarté d’une reprise d’Ascoval, l’aciérie va devoir trouver de nouveaux clients. Le PDG d’Ascoval a parlé de quatre clients potentiels. Sans révéler le nom des entreprises, Cédric Orban a évoqué l’Allemagne, le Benelux et l’Italie.

Autre problème à résoudre et non des moindres : le financement. Altifort a revu son offre et propose désormais un investissement en fonds propres de 20 à 30 millions d’euros contre 10 millions auparavant. Le gouvernement n’a pas changé de ligne : il abondera 1 euro d’argent public pour chaque euro d’argent privé investi et selon plusieurs sources il n’a pas fixé de plafond à cet engagement. 12 millions d’euros devraient venir de la région Hauts-de-France et 10 millions d’euros devraient être apportés par plusieurs communes locales. Un plan de financement qu’il faudra encore consolider pour atteindre les 150 à 200 millions d’euros jugés nécessaires au redressement d’Ascoval.

Le sort des salariés, zone de mystère

Une zone de mystère perdure à la suite de la réunion sur le sort des salariés. “Aujourd’hui la priorité est la solidité de l’offre d’Altifort. Je pense qu’il est bien d’avancer étape par étape et de séparer les dossiers”, a répondu Bruno Le Maire à une question sur le maintien des 281 emplois dans l’aciérie.

Depuis le 23 octobre, les sidérurgistes d’Ascoval ne travaillent plus et bloquent une usine Vallourec à Aulnoye-Aimeries (Nord). Si le ministre de l’Économie ne fait pas de promesses sur leurs postes, il se prononce pour une fin de la grève : "L'une des conditions pour que cette reprise puisse fonctionner, c'est que les salariés reprennent le plus vite le travail." L’intersyndicale doit se réunir en assemblée générale le 31 octobre pour parler de l’avenir du mouvement. Le porte-parole de l’organisation, Bruno Kopczynski, ne cache pas sa lassitude au terme de la réunion à Bercy : "Le rapport est positif, c’est le seul point positif.”

Simon Chodorge
Simon Chodorge

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