" Solide ", mais avec " des fragilités ". C’est la conclusion de l’étude indépendante du cabinet Roland Berger, menée à la demande du gouvernement, sur le plan du groupe Altifort de reprise de l’usine Ascoval de Saint-Saulve (Nord).
Bruno Le Maire juge désormais le dossier de Bart Gruyaert, le PDG d’Altifort, " crédible " et " solide ", même s’il reste quelques problèmes à résoudre pour garantir la pérennité de l’usine. Le ministre de l’Économie et des Finances se donne jusqu’à décembre " pour régler les sujets qui sont sur la table ".
Les 281 salariés de l’aciérie devront encore faire preuve de patience. " C’est reparti pour un mois ", résume Cédric Orban, le PDG d’Ascoval, au terme de la réunion entre Bruno Le Maire, les élus locaux et l’intersyndicale du site, qui s’est tenue le 31 octobre à Bercy. Pour concrétiser son offre, Altifort doit relever deux défis. Il s’agit d’abord de trouver de nouveaux clients. Vallourec, qui remplissait le carnet de commandes de l’usine, ne veut plus continuer. Cédric Orban a déjà parlé de quatre acheteurs potentiels en Allemagne, au Benelux et en Italie.
Il s’agit aussi de trouver les 150 à 200 millions d’euros jugés nécessaires pour garantir le redressement d’Ascoval. Altifort a revu son offre et propose un investissement en fonds propres de 20 à 30 millions d’euros, contre 10 millions auparavant. Le gouvernement n’a pas changé de ligne. Il abondera 1 euro d’argent public pour chaque euro d’argent privé investi et n’a pas fixé de plafond. Douze millions d’euros devraient venir de la région Hauts-de-France et 10 millions être apportés par plusieurs communes. C’est encore insuffisant.





