Après trois heures de négociations à Bercy ce vendredi 2 février, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a annoncé à l’issue de la réunion qu’un accord avait été trouvé "pour garantir l’avenir du site Ascoval" à Saint-Saulve (Nord). Créée il y a un an, après le désengagement de Vallourec, cette co-entreprise, détenue par Ascometal et Vallourec, est maintenue en redressement judiciaire. Schmolz + Bickenbach, désigné pour la reprise d’Ascométal par la justice le 29 janvier, n’intègre pas l’aciérie nordiste dans le périmètre de la reprise.
"L’Etat a accepté de mettre 5 millions d’euros pour soutenir l’activité du site. C’est un effort très important", a déclaré Bruno Le Maire, à l’issue d’une réunion avec les représentants des 299 salariés et des élus de la région, dont le président de la Région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand.
14 millions d’euros pour un éventuel plan social
Le ministre de l’Economie dit avoir "obtenu la garantie que sur l’année qui vient le site aura des commandes au prix nécessaire pour que l’activité soit rentable et que le site reste ouvert". "Puis les conditions de marché reprendront le dessus", a-t-il complété, sans vouloir détailler l’accord confidentiel entre Schmolz + Bickenbach et Vallourec.
Outre l’enveloppe de l’Etat, la Région et les entreprises constitueront un fonds de 14 millions d’euros "pour financer un plan social", qui garantira "aux salariés que si choses sepassent mal, de l’argent sera disponible". Le ministre reprend ainsi l’idée avancée lors d’une précédente réunion à Bercy, le 30 janvier, par Xavier Bertrand, qui évoquait l’hypothèse d’une fiducie, "de l’argent bloqué sur un compte pour financer un plan social solide".
La piste d’un repreneur
L’hypothèse d’un arrêt de l’activité à Saint-Saulve "n’est pas notre perspective", a tenu à souligner le locataire de Bercy. "Notre priorité est de trouver un repreneur. Toute notre énergie, avec Xavier Bertrand, est mise dans cette priorité", affirme Bruno Le Maire, qui évoque "une piste" mais refuse d’en donner le nom. "Nous étudierons cette piste avec Xavier Bertrand la semaine prochaine", a seulement indiqué le ministre.
"Le gouvernement et le président de la République sont déterminés à soutenir l’emploi industriel, a souligné Bruno Le Maire ce vendredi. Il y a une stratégie industrielle de long terme : innovation, formation et compétitivité. C’est le cap de notre stratégie." Evoquant ces sites "qui vont rencontrer des difficultés particulières, [comme] GM&S, Ascoval", le ministre assure qu’"à chaque fois, l’Etat répondra présent".





