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L'Usine de l'Energie

GreenFlex, la pépite en efficacité énergétique et numérique de Total

Gaëlle Fleitour , ,

Publié le

En parallèle de son entrée au capital d’Eren, Total vient de s’offrir GreenFlex, une société française qui accompagne les entreprises dans leurs projets d’efficacité énergétique et leurs stratégies environnementales. Une pépite très ambitieuse.

GreenFlex, la pépite en efficacité énergétique et numérique de Total © Total tower, La Défense R/DV/RS

Eco-conception, dépollution de l’eau, perturbateurs endocriniens… Sur ces sujets d’actualité, nombreux sont les industriels du Cac 40 ou du SBF 120 à faire appel à GreenFlex. Une société de "solutions sur la transition environnementale et sociétale" dotée d’avocats, sociologues, agronomes, chimistes, ingénieurs ou encore data financiers, et de trois métiers. Co-concevoir des diagnostics et stratégies de performance environnementale, en prônant l’échange avec l’écosystème : fournisseurs, ONG, consommateurs… pour faire déboucher des projets ou nouveaux produits. Créer des plateformes de collecte et d’analyse des données informatiques : pour suivre la réputation des marques, faciliter la prise de décisions… Aider à trouver des financements pour des équipements ou projets au profit de la transition énergétique. 

Intégrer la branche "Gas, Renewables & Power" de Total…

Des métiers historiquement mis à la disposition de la grande distribution, puis de l’agroalimentaire, l’agrochimie, ou encore du secteur textile … et désormais de Total. Le géant de l’énergie a annoncé mardi 19 septembre devenir l’actionnaire de cette entreprise en forte croissance depuis sa création en 2009 : après 230 millions d’euros l’an dernier, le chiffre d’affaires de GreenFlex (réalisé à 90% en France) devrait atteindre 350 millions d’euros en 2017. Les fruits de sa triple expertise, facilitée par la maîtrise des outils numériques, et de douze opérations de croissance externe.

Mais son fondateur et PDG, Frédéric Rodriguez, voulait internationaliser l’entreprise et préparer la sortie de son capital du fonds d’investissement NextStage. La vision d’actionnaire à long terme– "indispensable lorsqu’on veut faire du développement durable", la puissance de feu, et la transformation en cours de Total – depuis la création, il y a quelques mois, d’une branche "Gas, Renewables & Power" avec une mission :"distribuer l’énergie à tout le monde et le moins cher possible" - ont penché en faveur de l’industriel, raconte à L’Usine Nouvelle Frédéric Rodriguez.

...Tout en préservant l’autonomie de GreenFlex

Total espère ainsi "devenir la major de l’énergie responsable", en développant "son offre sur le marché de l’efficacité énergétique, en complément de la croissance de ses filiales BHC en France et Tenag en Allemagne, précise le géant français. Il proposera ainsi à ses clients "des solutions intégrées, depuis l’optimisation des besoins et des sources d’énergie au financement des solutions, en passant par le pilotage de la consommation, jusqu’à la mesure et la réduction des émissions."

Si GreenFlex devient une filiale de Total à 100%, son équipe de direction reste associée financièrement via des outils de participation. Et surtout, le projet, le nom et l’indépendance de la société resteront intacts, assure son dirigeant. Un exercice difficile. Comment offrir des garanties à ses autres clients - entreprises comme associations -, alors que ces sujets sont de plus en plus sensibles et stratégiques ? GreenFlex va instaurer un "comité de mesure", constitué de salariés non dirigeants et de personnalités extérieures, pour conserver "autonomie, neutralité, et intégrité".

L’internationalisation en ligne de mire

"Beaucoup d’entreprises concurrentes de Total ne travaillaient pas avec nous et nous considéraient déjà comme des concurrents", précise Frédéric Rodriguez. Selon lequel la majorité de ses clients, "qui ne sont pas franco-français", ont salué cette opération (qui devrait être finalisée au quatrième trimestre, après accord des autorités de la concurrence) qui devrait permettre à GreenFlex de les suivre à l’international. L'entreprise de 230 salariés, déployés dans 14 bureaux en Europe, promet ainsi de nombreuses acquisitions, en France et à l’étranger dans les trois à cinq ans, pour devenir un leader européen voire mondial dans son domaine.

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