Un bon point pour le gouvernement Valls. Le vote de la loi de transition énergétique par l’Assemblée nationale a redonné du baume au cœur à Pierre-André de Chalendar, le PDG de Saint-Gobain. "La loi affiche un signal de long terme. Toute une série de mesures vont dans le bon sens, sur la simplification des dispositifs fiscaux ou de nouveaux mécanismes de financement pour la rénovation des bâtiments", s’est-il félicité, lors de son intervention aux Assises de l’industrie de L’Usine Nouvelle, le 5 novembre.
réforme du marché du travail
Pour autant, l’heure est à la prudence. "Il faut aussi que les actes suivent. Le discours du gouvernement va dans la bonne direction. Mais il y encore un peu de friture sur la ligne", relève l’industriel qui s’inquiète d’une majorité parlementaire qui "n’a pas changé encore de logiciel".
Pour renforcer la compétitivité, l’urgence, selon Pierre-André de Chalendar, est d’engager la réforme du marché du travail. "Il faut une plus grande flexibilité", estime l’industriel. En revanche, alors que le CICE monte progressivement en charge, "ce n’est pas très réaliste de vouloir aller plus loin à très court terme" sur les abaissements de charge.

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Un motif d'inquiétude
Dans les prochains mois, Saint-Gobain a un motif d’inquiétude : la baisse des investissements prévus les collectivités locales. "Réduire les coûts de fonctionnement public est indispensable. Mais réduire l’investissement public n’est pas une bonne chose", estime le patron.
En 2014, c'est en Inde et en Grande-Bretagne que Saint-Gobain a enregistré ses plus fortes augmentations d’activité, avec une croissance "pratiquement à deux chiffres" outre-Manche. Depuis l’été en revanche, Saint-Gobain s’inquiète d’une contraction de l’activité en Allemagne, principalement dans la construction.
Solène Davesne





