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L'Usine Auto

Le groupe Renault et la Ville de Paris dévoilent l'après Autolib', en service dès septembre

Simon Chodorge , , ,

Publié le , mis à jour le 04/07/2018 À 14H28

Le groupe Renault et la Ville de Paris ont annoncé le 4 juillet un partenariat en vue d'un nouveau service d'autopartage avec véhicules électriques en Île-de-France. L'offre sera lancée dès le mois de septembre pour pallier l'arrêt prématuré d'Autolib'. Cette alliance non exclusive devrait être complétée par d'autres annonces de constructeurs français comme PSA.

Le groupe Renault et la Ville de Paris dévoilent l'après Autolib', en service dès septembre
Le directeur général adjoint du groupe Renault, Thierry Bolloré, et la maire de Paris Anne Hidalgo.
© Simon Chodorge

L'après Autolib' se précise. Le mercredi 4 juillet, le groupe Renault et la Ville de Paris ont annoncé un partenariat non exclusif sur un nouveau service d'autopartage en véhicule électrique. La maire de Paris Anne Hidalgo et le directeur général adjoint du groupe Renault Thierry Bolloré ont présenté les contours de cette offre, destinée à pallier la fin prématurée du service Autolib'.

La Ville de Paris parle d'alliance ou de partenariat mais pas de contrat juridique, à l'inverse de celui conclu avec le groupe Bolloré et qui tourne maintenant au litige. Le groupe Renault n'aura donc pas l'exclusivité sur ce service mais il est le premier à annoncer officiellement une entente avec la Ville de Paris. Le groupe PSA est encore en discussions avec la métropole et devrait prochainement annoncer une offre puisqu'il a déjà annoncé le mardi 3 juillet le déploiement de 500 véhicules électriques pour la mise en place d'un service d'autopartage parisien.

Alors que Renault revendique le titre de leader sur le marché de la voiture électrique en France, le constructeur souhaite déployer 2 000 véhicules d'ici là fin de l'année 2019 et dès septembre en Île-de-France. La flotte sera composée de la gamme 100% électrique du groupe avec la Zoé, la Twizy la Kangoo Z.E. et la Master Z.E.

Un service décliné sous trois offres

Le futur service, qui n'a pas encore de nom officiel, se déclinera en trois offres : une offre de VTC électrique qui s'appuiera sur la plateforme de VTC Marcel du groupe Renault ; des véhicules électriques en auto-partage et sans station, accessibles en libre-service en permanence ; enfin une offre d'autopartage similaire mais destinée à des trajets plus longs avec des voitures accessibles en permanence depuis les parkings Renault ou de ses partenaires.

"Derrière ces fonctionnements, vous avez des vraies usines qui font le travail toute la nuit et qui permettent une remise en état du véhicule, un nettoyage et une recharge. C’est une organisation industrielle et une organisation de grandes masses de véhicules. Cela, nous savons faire", a fait valoir Thierry Bolloré à l'issue de la conférence. Renault défend son expertise avec le système d'autopartage Zity déjà mis en place à Madrid. Des offres sur lesquelles le constructeur français réalise déjà des bénéfices selon le directeur général adjoint du groupe.

Renault ne communique pas encore le tarif de ces services même s'il souhaite un prix "accessible". De la même manière, il reste évasif sur le montant de ses investissements et sur le périmètre du service en mentionnant simplement l'Île-de-France.

L'avenir des bornes Autolib' fait également partie des interrogations et il ne semble toujours pas arrêté. "Nous sommes en train de travailler pour que les bornes deviennent de l'équipement pour recharger les véhicules électriques en autopartage ou non. Un travail parallèle est mené sur les bornes et leur puissance puisqu'elle n'est pas suffisante pour être utile à un certain nombre de véhicules", indique Anne Hidalgo.

Une loi sur les mobilités à venir en 2019

Si le groupe Renault et la Ville de Paris ne sont pas liés par un contrat, les opérateurs de véhicules électriques et en autopartage devront tout de même s'acquitter d'un droit de stationnement. Son montant a été fixé à 300 euros par véhicule et par année. Il permettra notamment aux opérateurs d'utiliser les 3244 places de stationnement Autolib'.

Par la suite, la forme des partenariats entre Paris et les constructeurs pourrait évoluer comme l'indique Jean-Louis Missika, adjoint à la maire de Paris : "Nous sommes dans une phase transitoire. Une loi sur les mobilités va être votée en 2019. La ministre des Transports veut mettre dans ce texte le principe d’une licence. Cela redonnera aux pouvoirs publics les moyens de contrôler le nombre de véhicules en autopartage qui circuleront sur leur territoire."

“Nous aurons alors des outils plus solides, notamment sur l’accès aux données car le sujet le plus important c’est l’accès des acteurs publics aux données produites par les opérateurs privés de service de mobilité. Aujourd’hui, tout cela est dans un flou juridique très important”, explique Jean-Louis Missika. 

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1 commentaire

Nom profil

04/07/2018 - 16h53 -

Un Bolloré en remplace un autre !! souhaitons que ce soit de bonne augure.....°)
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