Les Tricots Saint James, installés à Saint-James dans la Manche, ont prévu de commencer mardi 24 mars la production de masques lavables en coton pour le centre hospitalier d’Avranches-Granville (Manche). "Nous répondons à l’urgence sanitaire. Le tissu économique textile doit s’organiser région par région pour assurer ce type de dépannage", explique Luc Lesénécal, le PDG de l’entreprise qui emploie 350 salariés, dont 300 à Saint James.
"Nous allons faire appel à des salariés volontaires pour cette fabrication", précise le dirigeant. Une vingtaine s’était portée volontaire lundi 23 mars à midi. Cette nouvelle activité intervient une semaine après la décision de Tricots Saint James, de fermer ses ateliers de tricotage et confection qui fabriquent des vêtements en coton (marinières notamment) et des chandails en laine.
Les masques se composeront de deux couches de tissu en coton et d’une couche de molleton coton disposé entre les deux couches. Ils ont vocation à bloquer l’émission de postillons lorsque l’on tousse, éternue, parle, respire, éternue, explique l’entreprise dans un communiqué. "Il ne protège pas d’une contamination via l’extérieur. Ce n’est aucunement une substitution au masque FFP2", prévient le PDG.
Tricots Saint James © Tricots Saint James
L’entreprise ne précise pas si ces masques sont destinés aux soignants ou aux patients. "C’est le centre hospitalier qui le décidera et en fera la répartition", explique Luc Lesénécal.
L’entreprise indique qu’elle peut réaliser 20 000 masques avec les matières premières qu’elle a en stock à Saint James. Mais elle a déjà pris contact avec des fournisseurs pour s’approvisionner en vue de commandes ultérieures.
Dans son communiqué, l’entreprise précise qu’elle attend une certification de la part de la DGA (Direction générale de l’armement) pour ses masques. Elle a d’ores et déjà obtenu la caution médicale des Dr Hautemanière (épidémiologiste en santé publique) et Plard (chirurgien) du groupe hospitalier d’Avranches-Granville.
En 2013, le savoir-faire de Tricots Saint James combiné à son implantation ancienne - 1889 - lui avait permis de décrocher le label d’Etat "entreprise du patrimoine vivant". L’entreprise fabrique depuis 1889 le célèbre chandail marin tricoté en pure laine vierge, qui nécessite 21 kilomètres de laine et passe entre 18 postes de travail. Une activité beaucoup plus complexe que la fabrication de masques sanitaires.
![[Covid-19] Les Tricots Saint James fabriquent des masques en coton lavables](https://www.usinenouvelle.com/resizer/v2/LB56CCOKVJIWPIQJJ65XKCEIZI.jpg?smart=true&auth=79d729d7c493475b9a0842ae2ea22a37e398639b49a6050367650feb7fe3adb2&width=732&height=488)




