[PODCAST] Développez votre expérience professionnelle en tant qu’ingénieur chez Tractebel
Dans cet épisode du podcast Engineering Angles, Daphné Charleton, responsable communication pour le département gaz, énergie et nucléaire, s’entretient avec Yoann Clavier, directeur de projets dans le domaine de la défense. Il partage son parcours, ses missions, et explique comment notre communauté de plus de 1 500 ingénieurs spécialisés dans le gaz, l’énergie et le nucléaire s’engage aussi dans ce secteur sensible et essentiel.
Chez Tractebel, la diversité des missions est à la hauteur des enjeux du monde d’aujourd’hui. En tant que société internationale d’ingénierie et de conseil, nous proposons des solutions intégrées pour des projets d’énergie et d’infrastructures durables. Dans un contexte international marqué par de fortes tensions géopolitiques, les questions de défense occupent une place centrale dans les priorités politiques européennes. L’énergie nucléaire y joue un rôle stratégique, et Tractebel y contribue activement.
Daphné : Quand on parle d'énergie nucléaire, on pense rarement spontanément au domaine de la défense. Peux-tu m'expliquer dans quel contexte l'énergie nucléaire est utilisée dans le domaine de la défense ?
Yoann : En fait, l'énergie nucléaire a deux principales applications dans le domaine de la défense, d'abord la dissuasion nucléaire, donc la fabrication des missiles, leur déploiement, leur stockage, leur entreposage, et cetera. Et également tout ce qui est lié à la propulsion navale, donc d'utilisation de l'énergie nucléaire en tant que moteur pour les porte-avions, les sous-marins nucléaires, que ce soit des sous-marins d'attaque ou des sous-marins lanceurs d'engins, ainsi que tout le cycle de vie du combustible qui va autour de la gestion du combustible amant ainsi que la gestion du combustible usé en aval et c'est surtout sur cette deuxième partie que Tractebel intervient en apportant des services d'ingénierie pour les infrastructures.
Daphné : Quels sont les projets sur lesquels Tractebel travaille en ce moment dans ce domaine ?
Yoann : La France a lancé un programme pour le remplacement des sous-marins nucléaires d’Attaque par une nouvelle génération : le Programme BARRACUDA. Dans ce cadre, au-delà de la conception et la fabrication des sous-marins eux-mêmes, la France a également besoin d’une mise à niveau des infrastructures d’accueil et de maintenance de ces sous-marins, ainsi que de toutes les installations nucléaires du cycle du combustible. C’est dans ce contexte que Tractebel intervient pour apporter des services d’ingénierie tous corps d’état à la conception puis la réalisation de ces infrastructures.
Dans une moindre mesure, Tractebel est également impliqué sur les Programmes d’infrastructure « S3G » (Sous-marins nucléaires lanceurs d’engins 3ème Génération), et d’infrastructure « PANG » (Porte-Avion Nouvelle Génération).
Daphné : Peux-tu nous expliquer un peu ton parcours et comment en es-tu venu à travailler sur ces projets de défense ?
Yoann : J’ai commencé chez Tractebel en 2006 en tant « qu’ingénieur en démantèlement nucléaire » ; c’est mon premier boulot. J’ai travaillé deux ans en région parisienne avant de rejoindre l’agence de Pierrelatte dans la Vallée du Rhône pour le démantèlement d’Eurodif / Georges Besse. En 2009, je suis devenu ingénieur en Sûreté Nucléaire pour le projet EPR « GDF SUEZ » pour l’aménagement du terrain sur le site du Tricastin. L’accident de Fukushima en 2012 a mis fin à l’aventure EPR GDF-SUEZ, je suis alors devenu chef de projet et responsable de la Sûreté Nucléaire de la Maîtrise d’œuvre pour la rénovation de l’Installation de Surveillance des Assemblages Irradiés du CEA de Marcoule.
J’ai ensuite rejoint en 2014 l’aventure « Cigéo » pour le stockage en couche profonde des déchets radioactifs en tant que responsable de l’équipe Sûreté Nucléaire pour l’installation de fond, puis en 2016 l’aventure ITER, le projet international de fusion nucléaire, en tant que responsable pour la conception du « Hot Cell Complex ». J’ai fait partie des six premiers à l’ouverture des bureaux de Marseille en 2017.
J’ai ensuite embrassé l’aventure du nucléaire militaire sur le Programme BARRACUDA en tant que Responsable de l’Ingénierie Système et Chef de Projet adjoint sur MY2 à Toulon, puis suis devenu Directeur de Projet en 2020. Depuis 2022, la démonstration de notre savoir-faire et de notre crédibilité sur Toulon a fait des petits car nous avons gagné coup sur coup les projets Quai Ouest, Mur anti-inondation, et Assistance au Suivi de Réalisation de l’Installation nucléaire MY03 en tant que Maîtrise d’œuvre (MOEi) ou Assistance à la maîtrise d’ouvrage (AMOE). Ce portefeuille de projets m’a légitimement positionné comme Directeur d’Unité adjoint d’Hubert Moustardier, responsable des activités « Défense ».
Daphné : Je vois que tu as pu bénéficier d’une évolution de carrière et de la mobilité géographique au sein de Tractebel. Ta vie professionnelle est très chargée, est-ce que tu arrives à équilibrer ta vie professionnelle et personnelle ?
Yoann : Alors c'est objectivement un challenge. Mais j'ai la chance d'avoir une femme qui est également ingénieur et très compréhensive, qui a conscience que de temps en temps, je privilégie son propre agenda. Au niveau des hobbies, j'aime me promener le weekend ou faire du VTT. J'ai la chance d'habiter la plus belle région du monde en toute objectivité : Marseille.
Daphné : Qu'est-ce qui t'a donné envie au départ de rejoindre Tractebel ? Qu'est-ce qui t’y plaît le plus ?
Yoann : En fait, quand je cherchais du travail en 2006, je souhaitais à l'époque rejoindre une grande ingénierie nucléaire en France. Et c'est avec les équipes de Tractebel que j'ai eu les entretiens les plus riches. J'ai rencontré alors une équipe d'experts jeunes, dynamiques, motivés et compétents qui en même temps n’avait pas peur de relever des défis. C'est ce qui m'a le plus séduit. Donc j'ai rejoint cette équipe et j'ai eu la chance depuis d'avoir toujours autour de moi d'illustres ingénieurs qui m'ont servis de figure tutélaire et de mentor. Et j'espère aujourd'hui à mon tour incarner cette figure tutélaire qu’eux-mêmes m'ont montrée pendant les premières années de ma carrière.
Daphné : Quel profil recherchons-nous chez Tractebel ? Quels conseils donnerais-tu à un ingénieur qui souhaite nous rejoindre ?
Yoann : On cherche d'abord des gens intelligents et ouverts d'esprit. L'intelligence, c'est la seule chose qu'on a à vendre finalement chez Tractebel, mais c'est très important. Il faut avoir un esprit de synthèse et il faut avoir également beaucoup d'empathie pour nos clients. Quand on intervient sur des projets complexes comme on le fait, nos clients ne savent jamais rédiger du premier coup ce qui est exactement leur besoin. On ne peut pas avoir non plus la prétention de mieux connaître leurs besoins à leur place, mais c'est bien en construisant avec le client qu'on arrive à établir la meilleure expression de besoin pour le projet. C’est ainsi qu'on peut justement développer de l'intelligence. Donc, le meilleur conseil pour les jeunes ingénieurs, on n'est pas l'ingénieur que prétend être notre diplôme, on devient l'ingénieur que l'on construit soi-même avec ses expériences, son parcours et la crédibilité qu'on construit au fur et à mesure.
Daphné : Est-ce que tu souhaiterais ajouter autre chose ?
Yoann : Oui, j'aimerais dire merci à Tractebel pour le parcours professionnel riche qui m'a été offert jusqu'à présent et à l'heure où on se parle, je me vois bien continuer comme ça encore une belle vingtaine d'années jusqu'à arriver à la retraite.
En savoir plus Tractebel
5000
C'est le nombre de nos collaborateurs
+ de 500
Ce sont nos opportunités de carrière
+ de 100
C'est le nombre de pays dans lesquels nous œuvrons nos projets
+ de 40%
C'est l'obectif de femmes manager d’ici 2030