Weleda a annoncé le 4 juillet la fin de la production de ses produits homéopathiques en France. 127 postes pourraient être supprimés, sur les 290 que compte le groupe en France. La majorité des salariés travaille à Huningue (Haut-Rhin), site de production et siège social du groupe en France. La raison évoquée par la direction est le déremboursement, d’abord partiel, puis total, de l’homéopathie par l’assurance-maladie. Le site, en sous-activité, tourne à 30% de sa capacité, indique l’entreprise.
Les salariés l’ont appris lors d’une réunion extraordinaire du CSE, puis d’une réunion du personnel, le 4 juillet. « C’est un coup de massue! Nous ne pensions pas qu’autant de salariés seraient concernés », réagit Laurence Saturni, déléguée syndicale CFTC de Weleda. La production continuera en Allemagne, où l’entreprise compte différents sites, et l’offre sera considérablement réduite, pour passer de 800 références à environ 200.
Baisse de 36% du chiffre d’affaires de Weleda en quatre ans
Dans le cadre de cette réorganisation, le groupe va aussi fermer l’espace Weleda à Paris, institut de massage et boutique qui sert de vitrine aux produits cosmétiques, l’autre activité de l’entreprise. La raison avancée est le coût élevé de son fonctionnement. Weleda met fin aussi à l’activité des visiteurs médicaux pour les produits pharmaceutiques.
Les négociations sur les mesures d’accompagnement démarreront le 11 juillet. « Je ne crois pas que nous pourrons sauver beaucoup d’emplois, nous allons essayer d’optimiser les conditions de départ, les plans d’accompagnement et de formation », soulève Laurence Saturni. Le groupe annonce qu'il est à la recherche d'un repreneur et qu’il n’y aura aucun licenciement contraint avant janvier 2023. La production s’arrêtera progressivement entre janvier et mars 2023. Le chiffre d’affaires, un peu plus de 60 millions d’euros en 2021, a baissé depuis 2018 de 36%, indique l’entreprise. L’homéopathie représente un peu moins de la moitié de l’activité.





