Ce n’est plus qu’une question d’heures. Le gouvernement va présenter, jeudi 27 octobre dans l'après-midi, son plan pour aider les entreprises touchées par la hausse des prix du gaz et de l’électricité. Elles sont de plus en plus nombreuses à être en grandes difficultés à cause de cette flambée des prix. 389 entreprises se trouvent, selon les informations de L’Usine Nouvelle, dans une situation critique. Elles étaient moins de 350 il y a seulement 10 jours.
Et ce n'est que le haut de l’iceberg. Ce chiffre ne recense que les entreprises qui se sont fait connaître auprès du Comité interministériel de restructuration industrielle. Le CIRI, qui dépend du ministère de l’Économie, accompagne les sociétés dans la tourmente pour éviter les faillites. Au début de la crise, ce sont les gros consommateurs d’énergie comme les imprimeurs, les verriers ou les fonderies qui se sont présentés. Désormais, selon une source gouvernementale qui suit le dossier, «les difficultés commencent à s'étendre à tous les secteurs».
Un couloir de prix pour les PME
12 milliards d’euros seront mis sur la table. Dont 10 milliards pour les entreprises, et 2 milliards, pour les collectivités locales. Il s'agit d’aider aussi bien le petit boulanger que le sidérurgiste de taille mondiale avec des dispositifs adaptés. Les TPE de moins de dix salariés et générant moins de deux millions d’euros de chiffre d’affaires, continueront de bénéficier du même bouclier tarifaire que les particuliers. C'est-à-dire que pour eux, la hausse sera limitée à 15% en 2023.
Pour les PME et les TPE, qui n’ont pas le droit à ce bouclier, un couloir de prix sera mis en place pour alléger une partie de la facture. Le mécanisme a été détaillé jeudi matin par Bruno Le Maire, sur BFM Business. Pour une PME, le tarif régulé représente aujourd’hui environ la moitié de la facture. «Ça ne changera pas», assure le ministre. Il reste donc 50% de la facture qui est exposée au marché. Le gouvernement prendra en charge la moitié de ces 50% restants. Et c’est cette partie qui sera dans un couloir de prix, assure Bercy. Le plancher a été fixé à 325 euros le mégawatt. Le plafond sera fixé dans la journée, promet le ministre de l’Economie.

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Des aides ciblées pour les grosses entreprises
Pour les grosses entreprises, le gouvernement (qui avait peur de se faire retoquer par Bruxelles si toutes les entreprises devaient bénéficier du corridor de prix) a misé sur des aides ciblées. C’est le fonds Ukraine qui servira à cela. Il existe déjà, mais les procédures seront simplifiées pour en bénéficier. La facture énergie (gaz et électricité) devra avoir augmenté de 50%, et non plus avoir doublé. La période de référence sera fin 2022, et non plus 2021. Les plafonds d’aides seront aussi revus à la hausse.
Le gouvernement planche aussi sur des mécanismes à mettre en place pour les entreprises contraintes d'arrêter leur production, comme un renforcement du chômage partiel. Malgré ces aides, de nombreuses industries très exposées, n’ont en effet pas d’autres choix que d'arrêter temporairement de produire. «On se prend une vague extrêmement violente. On doit y répondre. Sans quoi il y a un risque existentiel», s’inquiète auprès de L’Usine Nouvelle un ministre de premier plan. C’est tout l’objectif de ce plan d’aides. Une sorte de quoi qu'il en coûte pour éviter la désindustrialisation.





