François Hollande avait déterminé les contours d’un plan d’investissement vendredi 3 avril en visitant les forges de Trie-Château (Oise). Manuel Valls et plusieurs de ses ministres en ont détaillé les mesures ce mercredi 8 avril, à la suite d’un séminaire gouvernemental spécialement convoqué à l’Elysée.
Annonce phare du dispositif de relance de l’investissement, le Premier ministre, Manuel Valls a mis en avant une mesure fiscale de "suramortissement". Cette mesure permettra aux entreprises qui engageront des investissements industriels entre le 15 avril 2015 et le 15 avril 2016 d’être amortis à hauteur de 140% de leur montant au lieu de leur prix réel. Une mesure destinée à encourager les entreprises qui hésitent encore à investir. En déduisant davantage pour chaque investissement industriel réalisé, elles devraient payer moins d’impôt sur les sociétés. Manuel Valls a incité les entreprises à avoir recours à ce dispositif qui permet une "forte amélioration de la rentabilité de tous les investissements industriels". Le coût pour l’Etat est estimé à 2,5 milliards d’euros sur 5 ans et sans doute 200 à 300 millions d’euros dès 2015, selon les premiers chiffres communiqués par l’exécutif.
Relancer le BTP
Concernant le secteur des travaux publics, le Premier ministre a annoncé "un plan de travaux autoroutiers de 3,2 milliards d’euros d’investissements". En pratique, Manuel Valls a précisé que "500 millions d’euros d'investissements supplémentaires concerneraient des infrastructures et les projets de transports, dont 300 millions à l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf) sur trois ans sans hausse des tarifs des péages en 2015".

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La banque publique d’investissement, Bpifrance, est également mise à contribution. La banque devrait augmenter ses prêts de 6 à 8 milliards d’euros d’ici 2017. Ces 2 milliards d’euros supplémentaires devraient être financés via le plan Juncker (financement des projets européens) qui doit être effectif dès le début d’été.
Enfin le remboursement de la TVA sur les investissements de travaux publics des collectivités territoriales pourrait être anticipé, via des prêts à taux zéro concédés par la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Habituellement le remboursement intervient deux années après la dépense engagée. Cette mesure de 2 milliards d’euros, a pour objectif "d’inciter les collectivités territoriales à investir plus vite en travaux publics", explique le gouvernement. Une annonce destinée à favoriser le secteur du BTP, encore affaibli par la crise.
"Pas de déficit supplémentaire"
Le gouvernement est resté plus qu’évasif concernant le financement de ces mesures. "Il ne s'agit en aucun cas de financer des mesures nouvelles avec du déficit en plus", a précisé a minima le ministre des Finances, Michel Sapin. Il faudra donc compenser cette baisse des recettes par une baisse des dépenses. Le gouvernement devra donc trouver quelques milliards d’euros d’économies rapidement.
François Hollande a répété au début de son quinquennat qu’il croyait à l’inversion de la courbe du chômage. L’exécutif veut montrer qu’il se donne les moyens de ses ambitions.
Adrien Schwyter





