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PME-ETI

Les ETI et l’export, les deux fronts les plus actifs de Bpifrance

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La Banque publique a augmenté nettement ses investissements dans les ETI et ses financements à l’export. Une politique qu’elle devrait poursuivre en 2015 grâce à un bénéfice net dopé par une cession de participations dans Orange.

Les ETI et l’export, les deux fronts les plus actifs de Bpifrance © Bpifrance

Les entreprises citées

Prendre plus de risques mais pas à n’importe quel prix. Tel est le message qu’a voulu faire passer Bpifrance à l’occasion de la présentation de ses résultats annuels. "Le rôle de Bpifrance est de faire prendre des risques aux entrepreneurs, pas de mettre en péril l’argent public. Le risque des PME françaises est un bon risque", a précisé Nicolas Dufourcq, son directeur général. 

Cette politique s’est traduite l’année dernière par des investissements dans les ETI multipliés par 5 par rapport à l’année dernière pour 425 millions d’euros. Un résultat au dessus de l’objectif annuel minimal que s’était fixé la banque publique à 300 millions d’euros. Sermeta, ETI spécialisée dans les échangeurs thermiques pour chaudière à gaz et condensation, a par exemple bénéficié de l’investissement de Bpifrance à hauteur de 180 millions d’euros. 

Le financement des exportations a lui aussi connu un très net coup d’accélérateur. Il a atteint 404 millions d’euros, contre 111 millions d’euros en 2013 (+ 264%). La Banque publique a bénéficié d’une meilleure coordination avec Business France (ex Ubifrance). Le partenariat a permis l’intégration de 40 chargés d’affaires internationaux dans le réseau régional de la banque publique afin de fournir des solutions aux entreprises qui souhaitent exporter. "En 2015, l’export demeure la priorité pour Bpifrance. La montée en charge du crédit export est déjà engagée, l’objectif étant de démocratiser cet outil, a assuré Nicolas Dufourcq. Le prêt à l’export a explosé l’année dernière à 404 millions d’euros (prêt sans garantie jusqu’à 5 millions d’euros). L’objectif est de monter à 800 millions d’euros".

Coup de pouce attendu du plan Juncker

Le plan Juncker devrait être mobilisé afin d’accélérer cette stratégie de financement des PME et ETI. La position de Bercy converge avec celle du directeur général de Bpifrance "donnez nous plus de sous, pour qu’on fasse plus de prêts sans garantie". Une position également défendue par Pierre-René Lemas, le directeur général de la Caisse des dépôts, actionnaire à 50% de Bpifrance au côté de l’Etat français. "S’il y a une capacité de développement des investissements et une capacité d'accompagnement de la création et du développement des entreprises, à commencer par les PME et les ETI, il faut que cela aille vite". Le plan de relance européen devrait entrer en application cet été. 

Ces investissements en hausse n’ont pas empêché Bpifrance d’afficher de bons résultats annuels. Son bénéfice net a été multiplié par 8, à 1,28 milliard d’euros, en particulier grâce à la cession de 1,9% d’Orange qui lui a rapporté 894 millions d’euros. 

Adrien Schwyter

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