IBM s’investit encore davantage dans l’intelligence artificielle. A l’occasion du premier anniversaire de son laboratoire d’IA installé dans le hub Paris-Saclay (Essonne), mardi 22 septembre, l’entreprise américaine a dévoilé un nouveau projet de R&D sur le territoire : une plateforme d'apprentissage ouverte, permettant aux entreprises d'améliorer leur performance en intégrant l’IA dans leurs systèmes opérationnels.
Ce projet, Artificial Intelligence for Digital Automation (AIDA), est mené avec l’Université Paris-Saclay et plusieurs entreprises partenaires : le spécialiste de la transformation digitale Softeam, l’éditeur de logiciel Decisionbrain et l’expert de la sécurité bancaire Stet. Il est doté d’un budget de 33 millions d’euros, dont 12 financés par Bpifrance.
Recruter 25 développeurs et 5 chercheurs
A l’occasion de sa présentation, Nicolas Sekkaki, président d’IBM France, a loué cette "collaboration entre les chercheurs de l’Université Paris-Saclay et les industriels". D’après lui, ce nouveau partenariat permettra aux entreprises de la plateforme AIDA de bénéficier des avancées technologiques réalisées au sein des sept laboratoires de l’université spécialisés en IA. Il a précisé que le projet comprenait le recrutement de 25 développeurs et la création de cinq postes de chercheurs.
Les cas pratiques présentés par le consortium créé autour d’AIDA sont variés : accompagnement dans la gestion des ressources humaines pour les entreprises de conseil, optimisation et automatisation des tâches administratives chronophages dans les services publics ou les télécoms, mais aussi optimisation de la sécurisation des transactions bancaires.
Pour résumé, AIDA propose d’accompagner les entreprises pour augmenter leur productivité, améliorer l'efficacité de leurs systèmes automatisés et prendre de meilleures décisions. Le tout, grâce à l’intelligence artificielle. En particulier grâce aux technologies spécifiquement développées sur la plateforme.
Adaptation et confiance
Ces dernières visent plusieurs problématiques précises, soulevées par l’usage de l’intelligence artificielle en entreprise. Sont notamment cités le développement d’une IA capable de s’adapter aux changements rapides de son environnement et de prendre en compte un contexte où les processus et les décisions sont très interdépendants.
La part belle est également faite à la question de la confiance. "Cette technologie est trop souvent faite de boites noires difficilement explicables, argue Harley Davis, responsable du Lab IBM France. Le modèle doit s’expliquer, mais l’explication des modèles statistiques de l’IA est très compliquée."
Une des réponses envisagées pour répondre à cette question est notamment l’hybridation entre les systèmes d’apprentissage automatique, très opaques, et l’IA symbolique, basée sur des règles mathématiques. Grâce à ce nouveau partenariat public-privé, ces recherches menées dans un laboratoire de l’université Paris-Saclay pourraient rapidement trouver une application concrète.





