Tous les représentants politiques concernés étaient là. En présence de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Frédérique Vidal, du nouveau secrétaire d’État chargé du numérique Cédric O et du député de l’Essonne Cédric Villani – à l’origine de la stratégie nationale en intelligence artificielle (IA) – IBM a inauguré lundi 8 avril le premier bâtiment de son centre de co-innovation en IA sur le campus de Paris-Saclay (Essonne).
Cette inauguration a été l’occasion pour IBM d’annoncer que la France aura une place de choix dans le pilotage de trois projets d’envergure mondiale en IA et quantique . Avec d'abord le projet IBM Business Automation Intelligence with Watson, annoncé aux Etats-Unis en février et qui vise à développer une plateforme ouverte pour aider les entreprises à améliorer leur performance opérationnelle avec l’IA, sera piloté depuis la France. Un projet pour lequel une cinquantaine de personnes seront mobilisés dans l’Hexagone. Les équipes R&D d’IBM France géreront aussi en partie le projet AutoAI, annoncé aussi en février et qui vise à aider les data scientistes à créer automatiquement des modèles de machine learning pour accélérer leur travail. Enfin, le nouveau hub quantique d’IBM inauguré en décembre à Montpellier aura en charge de gérer le support de la plateforme open-source de programmation des ordinateurs quantiques d’IBM.
200 experts recrutés sur 400 visés
Voilà pour la France, où IBM a aujourd’hui recruté la moitié des 400 experts en IA qu’il vise à embaucher selon ses annonces faites il y a un an. Concernant le centre inauguré à Saclay, "l’objectif est d’y faire de la co-innovation, donc de travailler dans un écosystème avec d’autres partenaires publics et privés", a déclaré lors de la cérémonie d’inauguration Nicolas Sekkaki, le président d’IBM France.
Côté partenaires privés, IBM dit collaborer avec la société pharmaceutique française Guerbet, avec laquelle il travaille sur des algorithmes de détection et de caractérisation de tumeurs cancéreuses du foie.
IBM a également recruté un premier thésard sur l’éthique de l’IA, un sujet sur lequel il tient à être présent. Le groupe a fait savoir dès leur publication, lundi 8 avril, qu’il s’engageait à respecter les lignes directrices pour l’élaboration et la mise en œuvre de standards éthiques de l’IA publiées par l’Union européenne.





