Porcher Industries en passe d’être racheté par un fonds britannique

Warwick veut renforcer les sites du fabricant de textiles techniques et composites Porcher Industries et investir quelque 34 millions d'euros en trois ans dans ses outils de production.

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Epilogue probable d’un long feuilleton juridico-familial : Porcher Industries va être repris par Warwick. Le fonds d’investissement britannique a signé un protocole d’achat avec Catherine Porcher, représentant l’actionnaire principal de la société iséroise, et le mandataire judiciaire Me Bruno Sapin, au nom des deux holdings du groupe isérois spécialisé dans les textiles techniques et composites.

Le nouvel actionnaire veut orienter Porcher Industries vers des produits à plus forte valeur ajoutée, notamment pour les marchés de l’aéronautique et de l’automobile. En trois ans, il envisagerait d’investir quelque 34 millions d'euros, alors que le mandataire judiciaire Bruno Sapin avait estimé en septembre 2014 les le montant des investissements nécessaire à au moins 50 millions.

Des embauches annoncées

Le futur patron du groupe devrait être André Genton. Cet industriel lyonnais, ancien dirigeant de la société américaine Huntsman, spécialisée dans les polymères, a travaillé auparavant chez Ciba Geigy comme ingénieur chimiste. André Genton souhaite renforcer les unités du groupe en embauchant largement, en particulier des profils plus qualifiés. Tous les sites seront sauvegardés.

Porcher Industries comprend treize sites industriels dédiés aux textiles techniques et aux composites utilisés dans l’automobile (airbags), l’électronique (les circuits imprimés), l’aéronautique, le bâtiment, les sports et loisirs (toiles de parapente et de montgolfière), et la défense. Il est leader mondial des tissus de verre pour l’isolation électrique souple, détient 70 % des parts de marché dans les tissus pour parapente. En 2014, son chiffre d’affaires a progressé de 7 % à 285 millions d’euros, son résultat net de 56 % à 8 millions.

Porcher Industries emploie 650 personnes en France dans cinq sites, tous en Rhône-Alpes : à Badinières (son siège social), à Chavanoz, à la Tour-du-Pin, au Grand Lemps en Isère et à La Voulte en Ardèche.

Une cession à entériner

Le montant de la reprise de Porcher Industries par Warwick serait de l’ordre de 55 à 60 millions d’euros. Un montant jugé trop faible par rapport aux 103 millions de fonds propres de l’entreprise par certains des actionnaires financiers minoritaires qui pourraient conserver leur participation : ils détiennent 16 % du capital. Un des héritiers de l’entreprise familiale, Philippe Porcher, pourrait également déposer un recours contre cette vente.

Avant d’être définitif, ce compromis devra être entériné par le tribunal de grande instance de Bourgoin-Jallieu pour la holding Les terres froides et par le tribunal de commerce de Vienne pour la SA Saumuroise de participations, probablement d’ici la fin du premier semestre. Ces deux holdings, désormais représentés par Me Sapin, contrôlent 67 % des actions.

Vincent Charbonnier

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