La société bretonne NG Biotech basée à Guipry-Messac (Ille-et-Vilaine) vient de mettre au point un autotest nasal nommé Ninonasal. Pour accélérer sa mise en vente sachant que son autorisation administrative de mise sur le marché est l'affaire de quelques jours, voire quelques semaines, NG Biotech vient de passer un accord avec les Laboratoires Boiron basés à Messimy (Rhône).
Plusieurs dizaines de salariés de Boiron vont en effet se charger d'assembler ces tests, de les mettre en boîte puis de les livrer aux 22 000 pharmacies de l'Hexagone. Boiron va également s'occuper du stockage des produits et de leur expédition au niveau international.
"Tous les services de l'entreprise, de la fabrication au commercial et à l'administratif sont mobilisés", précise Valérie Poinsot, la directrice générale des Laboratoires Boiron. Ce groupe recherche des activités nouvelles pour compenser sa baisse de chiffre d'affaires due à la suppression du remboursement des produits homéopathiques.
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Capacité de 4 millions d'autotests par mois
"Notre capacité actuelle de production, indique de son côté Milovan Stankov-Pugès, le dirigeant de NG Biotech, est de 4millions d'autotests par mois. L'accord passé avec Boiron nous permet de nous concentrer sur la fabrication." Le prix de vente public du Ninonasal sera compris entre 7 et 10 euros.
NG Biotech, qui emploie 120 salariés répartis sur deux usines situées à Guipry-Messac, continue d'innover. A côté de l'autotest nasal, cette société travaille à la mise au point d'un autre test sérologique. Il permettra, lorsqu'il sera, dans quelques mois, autorisé à être commercialisé, de mesurer l'efficacité des vaccins. "Nous pensons, poursuit Milovan Stankov-Pugès, que la pandémie risque de devenir endémique. Il va falloir mesurer la durée d'immunité de chaque vaccin administré."





