Rien ne va plus chez Doux basé à Châteaulin, (Finistère). Le groupe de transformation de poulets qui emploie 1 200 salariés affiche depuis deux ans une perte mensuelle de l'ordre trois millions d'euros. Terrena (Ancenis, Loire-Atlantique), son actionnaire principal, n'entend plus soutenir seul sa filiale. Le groupe coopératif se donne jusqu'à la fin mars pour trouver une solution qui passera vraisemblablement par une ouverture du capital de Doux.
Le volailler vend plus des deux tiers de ses poulets au Moyen Orient, principalement en Arabie Saoudite où il est contré par les opérateurs brésiliens notamment, qui pratiquent des tarifs bien en-deçà du coût de revient de l'industriel breton. Il n'arrive pas à équilibrer ses comptes. La coopérative Terrena estime qu'il faut très vite investir 100 millions d'euros chez Doux partagés entre sa recapitalisation et des investissements industriels pour réorienter une partie de ses productions du côté du poulet halal pour le marché européen.
Entrée dans le capital de Doux d'un partenaire industriel
De plus, Terrena entend confier à un partenaire industriel - il est évoqué l'entreprise ukrainienne MHP - la production des volailles pour le Moyen Orient afin d'en baisser ses prix de revient. Terrena cherche le soutien des pouvoirs publics afin de mettre en place sa stratégie. Les syndicats sont très inquiets et craignent une nouvelle restructuration.
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Doux qui avait déposé son bilan en 2012 avant la liquidation de ses activités poulets frais s'était, à l'époque, séparé de près de 1 000 de ses salariés. Doux avait ensuite été repris par le fonds financier de Didier Calmels qui a cédé la majorité de l'affaire au printemps 2016 à Terrena aux côtés du groupe saoudien Al Munajem, toujours actionnaire minoritaire.
Stanislas du Guerny








