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Quotidien des Usines

Le groupe Doux, en perte, table sur 100 millions d'euros d'investissements

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Publié le

Pour sortir de la production de poulets basiques vendus au Moyen Orient, le groupe Doux qui continue de perdre de l'argent, va sous-traiter en Ukraine une partie de ses productions tout en ayant la volonté d' investir 100 millions d'euros dans ses usines pour monter en gamme et développer le halal.

Le groupe Doux, en perte, table sur 100 millions d'euros d'investissements © Doux

Les entreprises citées

Le groupe Doux basé à Chateaulin (Finistère) affichera cette année une perte de l'ordre de 35 millions d'euros, quasi identique à celle de l'an passé. Car Doux souffre des prix bas pour ses ventes de poulets congelés au Moyen Orient. Pour sortir de cette situation, l'industriel, filiale depuis deux ans de la coopérative Terrena basée à Ancenis (Loire-Atlantique), a présenté en septembre 2017 un projet de réorganisation de ses outils et de ciblage de nouveaux marchés. Le plan prend du retard. Il vient d'être présenté en comité central d'entreprise. Il passe toujours par 100 millions d'euros d'investissements sur quatre ans. Mais ils ne sont pas encore financés.

Projet d'ouverture de capital

Doux, qui a réalisé 320 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2016, est prêt à ouvrir son capital à des partenaires industriels ou financiers. De plus, pour ce qui concerne ses produits basiques, il entend sous-traiter les abattages en Ukraine, vraisemblablement chez MHP, le leader local de la volaille. Les salaires y sont moins importants qu'en France, Doux pourra donc continuer de vendre au Moyen Orient, cette fois sans perdre d'argent.

Réorganiser les usines

Parallèlement, il va réorganiser ses usines en France. Celle de Chantonnay (Vendée) va être centrée sur les poulets frais halal à destination de l'Europe, un créneau duquel Doux est totalement absent à ce jour. A Quimper (Finistère), il est prévu de renforcer les activités du site dans les produits préparés, notamment pour l'Afrique. A Chateaulin (Finistère), le site d'abattage va se concentrer sur le haut de gamme, à savoir le poulet Fitlife riche en Omega 3 que Doux commence à vendre en Arabie Saoudite.

Effectif de 1 400 emplois

Ces différents projets devraient totalement se concrétiser à partir de 2018. D'ici là, le groupe maintient ses productions. Il entend également pérenniser ses 1 400 emplois et ses 500 éleveurs dont 300 bénéficient de contrats d'intégration. Il va aussi falloir que Doux règle son problème judiciaire. La Commission européenne lui réclame 84 millions d'euros depuis 2010 car il n'aurait pas respecté les règles de poids en eau des poulets. L'Europe lui demande donc de rembourser les aides perçues (restitutions). Le dossier est entre les mains des juges du tribunal administratif de Rennes.

Stanislas du Guerny

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