C’est par un tweet, posté par Philippe Jehan, président de la fédération départementales des syndicats d'exploitants agricoles de Mayenne, le 13 avril dernier et relayé de nouveau ce 13 août que la polémique a commencé.
Dans son message, le responsable agricole déplore qu’un produit labellisé "Bleu-Blanc-Cœur" propose des viandes venues d’Espagne et, en prime, y appose la photo des éleveurs de Mayenne.
Philippe Jehan 
Tweet adressé à Fleury Michon concernant l'origine de ses viandes
Rapidement repris par les internautes, le message de Philippe Jehan a obligé l’entreprise agroalimentaire ainsi que les responsables du label à se positionner. "Dans le cas de la photo des éleveurs, il s’agit d’une erreur d’étiquetage" a précisé, lors de la naissance de la polémique, le groupe avant de rajouter: "nous faisons tout le nécessaire pour proposer du jambon français dans nos filières. Mais quand ce n'est pas possible, nous complétons nos achats en Europe sur nos exigences de qualité".

- 970.362083027-6.52
Novembre 2025
Huile de palme - Malaisie$ USD/tonne
- 445.8333333333+10.42
Novembre 2025
Graines de soja - Etats-Unis$ USD/tonne
- 708.25-6.07
Novembre 2025
Phosphate diammonique (DAP)$ USD/tonne
Les importations autorisées à certaines conditions
Mais l’industriel vendéen n’est pas le seul dans la tourmente. Le label Bleu Blanc Cœur, créé en 2000 pour certifier la qualité des produits est également concerné par la polémique. Les consommateurs lui reprochent de labelliser des produits dont l’origine n’est pas hexagonale.
Selon le cahier des charges du label, une importation de produits n’est autorisée que si la production française est notoirement insuffisante et dans une limite haute de 30% de la production concernée. "A ce jour, deux productions Bleu-Blanc-Cœur seulement nécessitent une production hors de nos frontières, ce sont le lin et la production de porc " explique un responsable du label. "Notre objectif est bel et bien d’accompagner la filière française à produire ces porcs, mais ce secteur n’est pas encore auto-suffisant. Ainsi, un faible pourcentage des porcs Bleu-Blanc-Cœur sont produits en Espagne sous cahier des charges Bleu Blanc Coeur (moins de 16%) ", reconnait ce porte-parole.
Des arguments qui ne semblent pas suffisants pour éteindre la polémique. Le syndicat de la Mayenne a annoncé avec saisi la direction de la conccurence et des fraudes dont l'enquête est toujours en cours. Le syndicat agricole espère que la décision des autorités permettra de remettre sur le devant de la scène la question de l'étiquetage, oublié des débats de la loi Alimentation.





