Fiat-Chrysler (FCA) chercherait à améliorer son offre de fusion avec Renault

Mardi 4 juin, le conseil d'administration de Renault sera réuni pour décider d'ouvrir ou non les discussions avec Fiat-Chrysler Automobiles (FCA) sur une fusion éventuelle. Le constructeur italo-américain serait prêt à améliorer son offre pour mettre un terme aux réserves du gouvernement français et de Renault.

Partager

Fiat-Chrysler (FCA) chercherait à améliorer son offre de fusion avec Renault
FCA a présenté lundi 27 mai un projet de fusion à 30 milliards d'euros qui donnerait naissance au troisième constructeur automobile mondial. /Photo d'archives/REUTERS/Max Rossi

Fiat-Chrysler Automobiles (FCA) serait prêt à améliorer son offre de fusion avec Renault présentée lundi 27 mai. Le constructeur italo-américain serait en discussions sur un dividende spécial chez Renault et sur de meilleures garanties sur l'emploi pour convaincre le gouvernement français d'apporter son soutien au projet, ont déclaré à Reuters des sources proches des discussions dimanche 2 juin.

Un siège pour l'État français au conseil d'administration

L'offre améliorée, qui doit encore être formalisée et acceptée, prévoit également d'installer le siège social des activités opérationnelles du groupe fusionné en France et d'accorder à l'État français un siège à son conseil d'administration, ont ajouté les sources. La France est le principal actionnaire de Renault avec 15% du capital.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

FCA a présenté lundi 27 mai un projet de fusion à 30 milliards d'euros qui donnerait naissance au troisième constructeur automobile mondial. Le rapprochement a toutefois suscité des réserves côté français, tant sur l'emploi que sur la logique industrielle. Les doutes se sont renforcés vendredi 31 mai quand des sources proches de FCA ont indiqué que l'offre n'était pas négociable.

Une porte-parole de FCA et le gouvernement français se sont refusés à tout commentaire. Un porte-parole de Renault n'a de son côté pas répondu dans l'immédiat aux sollicitations de Reuters.

Conseil d'administration de Renault le 4 juin

Le conseil d'administration de Renault se réunira mardi 4 juin pour discuter de l'offre de fusion que lui a soumis le constructeur italo-américain, un projet auquel le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a rappelé le soutien conditionnel du gouvernement. Lors de cette réunion,les administrateurs de Renault vont décider d'ouvrir ou non des discussions avec le constructeur italo-américain.

Les administrateurs ont déjà mené plusieurs séances de travail informelles tout au long de la semaine. Ils s'intéressent à l'intérêt stratégique de l'opération, aux synergies possibles et aux garanties apportées par FCA en terme de gouvernance et d'empreinte industrielle. Selon une source des Échos, les administrateurs songeraient à des mesures contraignantes "avec des pénalités financières, et sur une durée allant au moins au delà de 2022".

Quels sont les doutes sur le projet ?

Un rapprochement entre FCA et Renault permettrait d'importants gains d'échelle à un moment où les constructeurs de taille moyenne peinent à financer tous les investissements qui s'imposent face au durcissement des normes d'émission, à la course à l'électrification et à l'essor rapide des aides à la conduite pour des voitures de plus en plus autonomes.

Mais des doutes subsistent sur l'équilibre des valorisations retenues et sur la réalité des 5 milliards d'euros de synergies avancés dans le cadre du projet. Des doutes exprimés par deux anciens numéros deux de Renault, en interne par Carlos Tavares, actuel président du directoire de PSA, et publiquement par son prédécesseur chez Renault, Patrick Pelata.

Insistant sur le problème récurrent de la valeur négative que les marchés financiers attribuent à Renault, ce dernier a observé sur BFM qu'aux cours actuels, l'offre toute en titres de FCA valoriserait le groupe français à -6 milliards d'euros si l'on enlève ses participations dans Nissan et dans Daimler. "Ce n'est pas raisonnable. Donc la valorisation pour moi est déjà un problème, et je pense que les actionnaires dont l'État, vont à un moment ou un autre s'en préoccuper", a-t-il déclaré.

La question de l'impact du projet sur l'autre grande alliance de Renault avec Nissan reste elle aussi ouverte alors que le projet de consolider le partenariat franco-japonais est au point mort depuis la disgrâce de l'homme fort de l'alliance, Carlos Ghosn.

Avec Reuters (Matthieu Protard pour le service français)

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
NEWSLETTER Auto et Mobilités
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Recevez directement leurs décryptages et analyses dans votre boîte mail:

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

L'inscription aux newsletters vaut acceptation des Conditions Générales d'Utilisation. Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

Formation

Manager de l'environnement de travail

Paris - 16 mars 2021

Services Généraux

Maîtriser les aspects de sécurité au travail de votre fonction

Trophée

TROPHÉES DES USINES 2021

Live et replay - 27 mai 2021

Gestion industrielle et Production

Déposez votre dossier avant le 5 février pour concourir aux trophées des usines 2021

Formation

Espace de travail et bien-être des salariés

Paris - 01 juin 2021

Services Généraux

Optimiser l’aménagement du bureau

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE
ARTICLES LES PLUS LUS