D’ici le mois de mai, Auplata espère avoir terminé la construction de son usine de cyanuration de l’or sur la mine de Dieu Merci, à l’ouest de la Guyane. La minière revendique "des réserves supérieures à celles de Montagne d’Or", qui a pourtant cristallisé toutes les oppositions des ONG. Auplata, qui espère à terme créer entre 350 et 400 emplois directs, serait une victime immédiate de l’interdiction de la cyanuration demandée par le député Gabriel Serville, qui s’est surtout exprimé contre Montagne d’Or. "Nous avons quatre concessions (Dieu Merci, Couriège, Yaou et Dorlin). Nous avons choisi de démarrer sur la moins grande, avec une petite usine", explique Luc Gérard Nyafé, son nouveau PDG.
L’homme d’affaires belgo-congolais, qui a fait fortune en Colombie avec son fonds Tribeca Asset Management, mise sur la démonstration. "Il faut venir voir ce qu’est une usine de cyanuration en circuit fermé. Il n’y a pas de rejets." Luc Gérard vient de finaliser le rapprochement d’Auplata et de BGPP (Brexia), sa branche minière au Pérou. Ce qui fait passer la junior indépendante en recherche perpétuelle de financements à un statut de junior polymétallique opérationnelle dans le zinc, le plomb, le cuivre, l’argent et l’or au Pérou, au Maroc et en Côte d’Ivoire.
Le groupe a des ambitions dans le nickel (via Elément) et dans le cobalt en République démocratique du Congo. "L’industrie aurifère pourrait être la deuxième source de revenus de la Guyane après Kourou et faire de ce département l’un des plus riches de France", affirme Luc Gérard qui rappelle que la Guyane compte quatre à cinq?gisements aurifères de taille mondiale.





