L’usine de Boehringer Ingelheim à Saint-Herblon (Loire-Atlantique) évolue depuis le 1er avril sous pavillon néerlandais. Spécialisé dans les produits vétérinaires entièrement dédiés aux animaux de production, Dopharma (165 salariés dans le monde) se dote ainsi d’une première usine en France. Le site de Saint-Herblon est centré sur la production de médicaments génériques et d’antibiotiques pour les animaux d’élevage, sous le nom de marque Coophavet. L’accord de cession, pour un montant confidentiel, avait été conclu en octobre 2018, presque un an après l'annonce de la recherche d'un repreneur. Boehringer Ingelheim se sépare de l’usine dans le cadre d’une stratégie de recentrage sur les produits vétérinaires de soins préventifs et innovants.
Les effectifs repris en très grande majorité
Les effectifs de l’usine de Saint-Herblon ont rejoint en très grande majorité Dopharma. Sur les 111 collaborateurs, dont une quinzaine d’intérimaires, "94 personnes ont été reprises et trois ont préféré rester au sein de Boehringer Ingelheim", explique Grégory Nuttin. L’ancien directeur du site (2014-2017) et désormais directeur de projet au sein du laboratoire pharmaceutique allemand ajoute que Dopharma devrait "recruter 15 personnes pour reconstituer les fonctions support", et devrait aussi recourir de temps en temps à une quinzaine d’intérimaires, en fonction des besoins.
Chiffre d’affaires annuel de 23 millions d’euros
L’usine vétérinaire de Saint-Herblon avait été fondée en 1966 par des pharmaciens et des vétérinaires réunis en coopérative. Coophavet était tombé dans le giron de Rhône Mérieux, puis ensuite intégré à l’entité vétérinaire Merial qui a fini par devenir la division santé animale de Sanofi. L’usine avait rejoint Boehringer Ingelheim en 2017 lorsque le laboratoire allemand avait acquis Merial auprès de Sanofi. Le site de Saint-Herblon génère un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 23 millions d’euros, dont 13 millions d’euros sur le marché français. Le lien ne sera pas totalement rompu avec Boehringer Ingelheim en raison d’un contrat de sous-traitance attribué à l'usine pour la production d’un obturateur de trayon, un produit se présentant sous la forme d’un médicament mais aussi d’un dispositif médical et utilisé pour la traite des vaches laitières.





