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L'Usine Santé

Sanofi et Boehringer-Ingelheim scellent officiellement leur échange d’actifs

Astrid Gouzik , ,

Publié le

Les négociations amorcées en décembre 2015, consistant à un échange d'activités entre les deux laboratoires, viennent d’aboutir.

Sanofi et Boehringer-Ingelheim scellent officiellement leur échange d’actifs © crédit photo

Marché conclu entre le français Sanofi et l’allemand Boehringer-Ingelheim. Après avoir reçu le feu vert des diverses autorités de la concurrence, les deux laboratoires pharmaceutiques ont pu finaliser le deal engagé il y a un peu plus d’un an. L'activité de médicaments sans ordonnance de Boehringer Ingelheim va passer dans le giron de Sanofi alors que Merial, l'activité santé animale du français, sera rachetée par le laboratoire allemand. Outre ce troc d'activités, Boehringer Ingelheim devrait payer un montant brut de 4,7 milliards d'euros à Sanofi.

Numéro 1 de la santé grand public

C'est un échange de bons procédés que viennent de sceller les deux laboratoires. Pour Sanofi, il s’agit de renforcer son activité médication familiale en s’offrant les blockbusters de Boehringer que sont les gammes Dulcolax, Lysopaïne et Prontalgine notamment. De quoi assurer à Sanofi le rang de numéro 1 mondial de la santé grand public, devant les big pharmas Bayer et GSK. Les médicaments sans ordonnance ont généré un chiffre d’affaires de 1,5 milliard d’euros, soit 10% de l’activité globale de Boehringer.

Du côté de Boehringer-Ingelheim, l’absorption de Merial lui permettra de se hisser parmi  les tout premiers laboratoires de santé animale au niveau mondial. Merial est déjà le numéro 1 en France. Un rachat cohérent pour l’allemand dans la mesure où le portefeuille de Merial est très complémentaire du sien. Boehringer-Ingelheim disposait d’un certain nombre de traitements pour les animaux de compagnie, mais son offre manquait cruellement de vaccins et d’antiparasitaires. Or en rachetant Merial, Boehringer-Ingelheim met la main sur la très large gamme de produits Frontline. Concernant les animaux de production, marché sur lequel Boehringer-Ingelheim était déjà très compétent, Merial lui permet de compléter son catalogue notamment grâce aux vaccins pour les volailles.

Recentrage des activités

Pour Sanofi, c’est aussi la concrétisation du recentrage des activités annoncé, le 6 novembre 2015 par son PDG Olivier Brandicourt. Merial n'étant pas assez riche en synergies avec le reste du groupe pharmaceutique. Toutefois, l'entité a réalisé un chiffre d’affaires de 2,5 milliards d’euros en 2015 et emploie 6 900 salariés dans le monde (dont 2000 en France). Elle dispose de 5 sites de productions dans l’Hexagone : Lyon Porte des Alpes, Lyon Gerland, Lentilly, Toulouse, Saint-Herblon. De quoi susciter l'inquiétude des syndicats qui avaient, dès l'annonce des nogociations, réclamé des garanties fermes pour l'emploi. "La position de Merial en France est cruciale et ses usines sont essentielles", a commenté un porte-parole de Boehringer-Ingelheim, contacté par L'Usine Nouvelle. 

Enfin, les implantations géographiques des deux groupes sont complémentaires et permettent à chacun de mettre un pied dans des régions du monde où ils étaient peu, ou moins, présents.

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