Relance du nucléaire : quels sont les projets et les opportunités professionnelles ?
Pour atteindre ses objectifs climatiques et gagner en indépendance énergétique, la France mise sur une relance du nucléaire. Le raccordement de l’EPR de Flamanville au réseau électrique marque une étape clé, symbole du dynamisme retrouvé de la filière. Et ce n’est qu’un début : construction des EPR2, développement des petits réacteurs modulaires (SMR), projets de fusion nucléaire avec ITER, prolongation du parc existant...
Autant de chantiers qui génèrent de nombreuses opportunités professionnelles partout en France dans l’ingénierie, le management de projet et le digital chez Assystem, 1ère entreprise d’ingénierie nucléaire en Europe. Julien Malezieux, Directeur des opérations pour les activités d’ingénierie liées aux réacteurs chez Assystem, nous en dit plus.
Augmenter nos capacités de production électrique
« Pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, la France doit électrifier ses usages, autrement dit remplacer les énergies fossiles dans l’industrie, les transports… Cela implique d’augmenter fortement nos capacités de production d’électricité » explique Julien. Ainsi, six nouveaux réacteurs EPR2 devraient être construits dans les années 2030, sur trois sites : Penly, Gravelines et Bugey. Ils permettront de produire une électricité abondante, bas carbone et pilotable.
Mais les réacteurs de large puissance ne sont pas la seule option pour décarboner notre pays. Les SMR/AMR, de petits réacteurs d’une puissance allant de 10 à 100MW, vont permettre à des industries nécessitant des volumes de chaleur colossaux dans leur processus de fabrication, comme dans le secteur de l’aciérie et de la cimenterie, de se passer des énergies fossiles, alimenter des réseaux de chaleur urbains ou encore des data centers.
« Là aussi, Assystem joue un rôle clé dans le développement de ces technologies, portées par EDF et d’autres acteurs. Les Switchers (les collaborateurs d’Assystem, NDLR) sont impliqués dans les études d’ingénierie liées au SMR NUWARD ou d’autre projets AMR/SMR basés sur des technologies utilisant le sel fondu ou le plomb liquide. » ajoute Julien. Les premières mises en service de ces réacteurs, en partie financées par le programme France 2030, devraient intervenir d’ici le début de la prochaine décennie.
Le futur de l’énergie nucléaire ne se limite pas aux EPR et aux AMR/SMR. La fusion nucléaire est une voie prometteuse, et de nombreuses expérimentations sont en cours. « La fusion, c’est en quelque sorte créer un soleil artificiel. Elle offre la perspective d’une énergie beaucoup plus abondante que la fission, sans produire de déchets radioactifs à long terme, tout en utilisant un combustible quasiment inépuisable et facile à fabriquer », explique Julien. ITER est l’un des projets les plus ambitieux dans ce domaine auquel Assystem contribue depuis plus de 20 ans. Il rassemble les efforts de 35 pays pour prouver que les réactions de fusion peuvent générer bien plus d’énergie qu’il n’en faut pour initier le processus.
Maintenir le parc nucléaire existant en exploitation
Le parc nucléaire français contribue à faire de la France l’un des pays avec l’un des mix électriques les plus bas carbone au monde. Afin d’assurer son bon fonctionnement, chaque réacteur fait l’objet d’inspections régulières et de visites décennales, des contrôles approfondis réalisés tous les dix ans. « Assystem joue un rôle crucial dans l’entretien et l’extension de la durée de vie des 57 réacteurs en exploitation », souligne Julien. Ces vérifications et modifications sont d’ailleurs essentielles pour prolonger la durée de vie des réacteurs, bien au-delà des 40 ans initialement prévus.
À titre d’exemple, Assystem accompagne EDF sur le programme START 2025, conçu pour renforcer la fiabilité et maximiser la production des centrales nucléaires. Une initiative qui porte déjà ses fruits, notamment en réduisant la durée des arrêts pour inspection, tout en maintenant un niveau de sûreté irréprochable.
« N’oublions pas qu’il faut alimenter ces réacteurs, et recycler les effluents qu’ils produisent » rappelle Julien. Et dans ce domaine, les projets sont nombreux, notamment dans la région du Cotentin, avec l’extension de l’usine de la Hague. L’objectif est de renouveler et moderniser les infrastructures de traitement et de recyclage des combustibles nucléaires usés du site, avec un calendrier s'étendant jusqu'à 2050. À terme, ce projet ambitieux nécessiterait de doubler les effectifs d’Assystem dans la région normande, passant de 600 à 1200 Switchers.
De nombreuses opportunités de carrière à saisir
La filière nucléaire française prévoit de recruter plus de 100 000 personnes d'ici 2034 pour la conception, la construction de nouveaux réacteurs, ainsi que la maintenance des installations existantes. Chez Assystem, cela se traduit par des centaines de postes à pourvoir chaque année, à travers toute la France.
Et bien que le groupe soit historiquement implanté en France, Assystem réalise 50 % de ses activités à l'international. « La transition énergétique ne concerne pas que la France. Les Switchers accompagnent ainsi d’autres pays sur ce sujet crucial pour le climat, en Europe, au Moyen-Orient, en Amérique du Nord et en Asie centrale. » conclut Julien. Le groupe accompagne en effet les projets d’EPR au Royaume-Uni, ou la rénovation des réseaux électriques en Ouzbékistan.
Autant de projets et de localités qui offrent des perspectives d’emploi dans l’ingénierie, le management de projet ou le digital. Alors si vous aussi, vous souhaitez contribuer à la transition énergétique, postulez dès maintenant sur Assystem.com et rejoignez le collectif des Switchers !
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