«Depuis vingt ans dans l’électronique, je suis convaincue des atouts de cette filière et je voulais contribuer à la défendre», explique Laurence Dassas, qui a quitté son poste de directrice de l’innovation et des partenariats chez le fabricant de semi-conducteurs X-Fab. En décembre, elle est devenue déléguée générale de la toute nouvelle Fédération de l’électronique française (FdEF), lancée par les syndicats professionnels Acsiel, Snese et SPDEI.
Ceux-ci représentent respectivement les fabricants de semi-conducteurs, la sous-traitance électronique et les distributeurs. Ils veulent donner plus de visibilité à leur filière, auparavant diluée dans la Fieec (Fédération des industries électriques, électroniques et des communications).
Structurer la filière dans un moment difficile
Le moment est critique. L’électronique française souffre d’une baisse d’activité qui se prolonge. En France, STMicroelectronics mise sur 1000 départs volontaires et Soitec a instauré du chômage partiel. «Il faut davantage de soutien au niveau national, pour les acteurs des semi-conducteurs aux besoins capitalistiques énormes mais aussi pour le reste de la chaîne de valeur, notamment les sous-traitants et fabricants de cartes électroniques», plaide-t-elle.
Structurer la filière, en créant davantage de liens entre l’aval et l’amont, et améliorer l’attractivité, feront partie de ses missions. Il faudra aussi porter la voix de la France alors que l’Europe veut lancer un deuxième plan de soutien au secteur, dit Chips Act 2.

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Communication, RH, technique... Celle qui a commencé sa carrière dans les start-up, d’abord en Angleterre dans l’électronique imprimée chez FlexEnable, puis à Limoges (Haute-Vienne) dans le photovoltaïque organique chez DisaSolar, apprécie retrouver «une activité très multitâche». Maman de 45 ans, elle confie : «Face aux défis à relever, ce rôle me correspond pleinement.» #





