Où en est l’arrivée d’un calculateur quantique utile ? C’est à cette question que veut répondre l’Académie des technologies, qui a publié son premier rapport sur le sujet.
«Le but est de faire un état des lieux du calcul quantique tolérant aux fautes et des défis pour l’atteindre», précise Catherine Lambert, la coautrice du texte. La technologie est encore celle des calculateurs bruités de taille intermédiaire (NISQ).
La prochaine génération ne devrait pas arriver avant la fin de la décennie. L’Académie cible la correction d’erreurs, qui vise à optimiser le fonctionnement des qubits, comme une clé pour répondre à des usages d’intérêt pour l’industrie. Mais si le rapport fait état des progrès récents dans le domaine, atteindre un avantage quantique nécessitera toujours d’«assembler un nombre de qubits de plusieurs ordres de grandeur supérieur à ce qui est possible actuellement», tranchent les experts. Qui préconisent d’interconnecter des petits calculateurs entre eux pour parvenir à une taille critique.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle n°3744-3745 - Juillet-Août 2025





