Total annonce l’attribution à la société italienne Kinetics Technology du contrat d’ingénierie et de construction de la nouvelle unité de désulfuration des gazoles sur sa raffinerie de Donges (Loire-Atlantique). Le groupe confirme ainsi le départ officiel d’un investissement de 350 millions d’euros, annoncé en 2015.
Entre-temps, il est passé par un long processus d’études et d’autorisations. Le projet vise à "produire un carburant moins soufré, conforme aux normes européennes", fait savoir la direction de la raffinerie. Cet équipement devrait être opérationnel début 2023.
Hydrogène
Dans le processus de raffinage, cette unité intervient juste après la distillation, première étape du traitement du pétrole brut qui permet de décliner différents produits dont les essences, gazoles, kérosène, etc. Cette unité permettra donc d’atteindre une meilleure désulfuration en complément d’unités similaires, situées plus en aval dans la chaîne. Cette installation nécessitera, pour son fonctionnement, des volumes d’hydrogène en quantités supérieures à ce que la raffinerie peut actuellement produire. C’est Air Liquide qui réalisera cette unité, la seconde sur le site, et qui en assurera l’exploitation.
Contournement ferroviaire
Cet investissement va de pair avec le contournement ferroviaire de la raffinerie par le nord, qui représente par ailleurs un investissement de 150 millions d’euros, financé pour un tiers par Total. Car, curieusement, la voie ferrée Nantes-La Baule-Le Croisic, traverse littéralement le site industriel de Total, classé Seveso. "L’Etat, les collectivités locales et Total ont confirmé leur engagement à réaliser le contournement ferroviaire du site. SNCF Réseau, en charge de cette déviation, a mené les procédures d’autorisation et commence les travaux pour une mise en service effective en 2022", précise Total. Le groupe pétrolier étudie enfin le regroupement de ses quatre salles de contrôle, chargées de conduire les vingt unités du site, dans un seul lieu, pour un pilotage plus efficace de l’ensemble.





