Toujours pas d’éoliennes en mer à l‘horizon sur les côtes françaises. Mais à terre, les choses avancent. Près de dix ans après l’appel d’offres, remporté par EDF, et un an après le lancement officiel du projet de parc éolien en mer de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), le 14 juin 2019, par le ministre de la Transition écologique de l’époque François de Rugy, la première nacelle d’éolienne Haliade de GE Renewable Energy est sortie de l’ex-usine Alstom de Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique).
Une nacelle tous les quatre jours
Il faudra encore en assembler 79 pour installer ce qui sera le premier parc éolien en mer français. Lancé en avril 2020, après cinq mois de préparation des chaînes d’assemblage dans l’usine, la production entrera dans son rythme de croisière à partir de novembre prochain. Une nacelle sortira alors d’usine "tous les 3,7 jours, contre plus de 5 jours aujourd’hui", indique Antoine Rasquin, le directeur du site industriel. L’usine emploie 350 personnes, dont 112 CDI et 40 en CDD. Les autres sont des intérimaires.
Pales et mats produits en Espagne

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Si les nacelles sont bien assemblées en France, ses 10 000 composants proviennent de Chine mais aussi de sous-traitants européens. Les pales des éoliennes et les mats sont, eux, produits en Espagne. Les pales de 73 mètres de longs sont réalisées chez LM WindPower, filiale de GE, à Castellon. Les mâts de 150 mètres sont achetés à un sous-traitant de Séville.
Le rythme d’assemblage des nacelles correspond au planning et EDF prévoit de démarrer la production du parc de Saint-Nazaire fin juin 2022, avec 20 % des éoliennes raccordées. "La mise en service se fera en trois étapes, avec un palier à 50 %, pour attendre 100 % fin 2022", explique Bruno Bensasson, le directeur d’EDF Renewables, qui s’est félicité que GE tienne les coûts et les délais.
20% du parc mis en service vers juin 2022
D’ici à mi-2022, la sous-station en mer, fabriquée par les Chantiers de l’Atlantique et auxquelles seront raccordées progressivement les 80 éoliennes, aura fini d’être raccordée par RTE au réseau électrique. La base de maintenance située sur le port de la Turballe sera construite. Avec l’installation en mer des 80 éoliennes de 150 mètres de haut qui se situeront au large des côtes entre 12 et 20 km, tous ces chantiers devraient créer 1 000 emplois. En phase d’exploitation, le parc créera "une centaine d’emplois", indique Bruno Bensasson.
Le contrat d’achat, renégocié il y a deux ans avec l’Etat pour un prix de 140 euros le mégawattheure, court sur 25 ans. Le coût total du projet, dont EDF détient 50 %, est de 2 milliards d’euros. L’État y a pris sa part, en subventionnant notamment la construction de la base de maintenance.





