Reprise. Le groupe volailler LDC a annoncé la reprise de l’abattoir Corico (39,4 millions d'euros de chiffre d’affaires) situé à Monsols (Rhône), près de Lyon. Le site (deux unités de production) est spécialisé dans l’abattage et la découpe et la mise au point de produits élaborés de dinde. Il emploie 250 personnes et commercialise la production d’une quinzaine d’élevages, soit environ 15 000 tonnes de produits vendus. « Nous allons pouvoir spécialiser notre outil de production de Louhans sur l’abattage et la découpe de poulet et transférer les volumes de dindes de ce site vers Corico, ce qui porterait sa capacité d’abattage à 65 000 pièces par semaine », explique Denis Lambert, Pdg de LDC. Le groupe prévoit d’investir 3 millions d’euros sur le site Corico.
Le groupe volailler a également annoncé une alliance en Espagne avec le groupe coopératif AN Coop (554 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 100 millions en volailles), numéro cinq de la volaille avec environ 4,7 % du marché. LDC est lui numéro 14 avec 1,2 % de parts de marché. Sur la volaille entière et la découpe, les deux groupes vont créer une société commune dont LDC détiendra 35 % et qui visent d’ici 2013 à réaliser environ 140 millions d’euros de chiffre d’affaires. Sur les produits élaborés, une deuxième société sera créée dont LDC détiendra 65 % du capital, et qui vise à multiplier ses volumes par trois.
En Espagne, le groupe a réalisé en 2010-2011 un chiffre d’affaires de 22 millions d’euros, et des pertes de 1,5 million. Des résultats décevants, alors que les activités de LDC en Pologne (134 millions d’euros) affichent de bonnes performances (+9,4 millions d’euros de résultat).
Le groupe LDC a réalisé pour exercice 2010-2011 un chiffre d’affaires de 2,554 milliards d’euros en hausse de 23,7 % suite à l’intégration des sociétés Marie et Arrivé, rachetées fines 2009. A périmètre identique, le chiffre d’affaires progresse de 3,5 %. Le résultat opérationnel passe de 94,1 millions à 73,6 millions. Le coût des matières premières a pesé sur l’activité du groupe, de même que les charges de restructuration liées à l’intégration de Marie et Arrivé. La marge du groupe passe de 4,5 à 3,5 % du chiffre d'affaires.
La société Marie a enregistré des pertes de 8,5 millions d’euros sur l'exercice qui pèsent sur les résultats de l’activité traiteur. « Sur cette activité, nous nous fixons l’objectif de redevenir profitable en 2012-2013 », a indiqué le Pdg de LDC. Quant à l’activité surgelés de Marie, le scénario d’une vente s’éloigne, confie Denis Lambert. « Soit nous continuerons à développer cette activité seuls, soit nous chercherons à nous allier à un spécialiste du surgelé. Mais de toutes les façons, nous continuerons à garder le contrôle sur la commercialisation des volumes à la marque Marie », explique le Pdg.





