Dans le Loir-et-Cher, l’usine Poulain du groupe Carambar & Co promise à la fermeture

La direction du groupe Carambar & Co doit présenter jeudi 13 juin son plan de fermeture de l’usine Poulain, située près de Blois en Loir-et-Cher, où la marque emblématique a été créée en 1848. Prévue d’ici la fin de l'année 2024, cette fermeture va affecter 109 salariés.

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Chocolat Poulain
L'usine Poulain de Blois (Loir-et-Cher) pourrait fermer ses portes si aucun repreneur n'est trouvé avant la fin de l'année 2024.

La direction de Carambar &Co a annoncé le jeudi 6 juin qu'elle présenterait à ses partenaires sociaux le 13 juin prochain un projet de fermeture de son site de Villebarou, situé près de Blois en Loir-et-Cher. C’est une page historique qui s’apprête à se tourner d’ici fin 2024 pour le site emblématique de la marque Poulain, dédié à la fabrication de masses de chocolat, de poudres chocolatées et de tablettes.

Manque de solution industrielle pérenne

L’information parue d’abord en Loir-et-Cher dans la Nouvelle République a été confirmée à L’Usine Nouvelle par le groupe dont la direction précise : «aucun des efforts déployés pour trouver une solution industrielle de nature à pérenniser l'activité du site n'a abouti». L’usine qui emploie 109 salariés avait déjà vu partir une partie de son activité en 2023, avec la départ de son activité de poudres chocolatées vers l’étranger. Le non-recours à l’intérim avait alerté les salariés et représentants syndicaux ces dernières semaines.

Depuis 2017, après des années dans le giron du groupe américain Mondelez, la marque Poulain avait retrouvé la nationalité française grâce à son rachat par le fonds Eurazeo. Celui-ci avait acquis Poulain ainsi que les Carambar, Malabar ou encore les bonbons Kréma. Par la suite, le groupe avait misé sur la diversification et reçu 200 000 euros de l’Etat dans le cadre du plan de relance pour financer l’achat d’une nouvelle machine de conditionnement pour l'usine de Blois.

Quête d’un repreneur et de solutions pour les 109 salariés

La décision de cette fermeture avant la fin de l'année 2024 est contestée par les représentants CGT pour qui cette cassation d'activité est «un choix drastique (…). On n’est pas en dépôt de bilan, ils auraient pu attendre un peu». La réunion du 13 juin aura pour objectif, selon la direction, de partager des informations avec les équipes et d'échanger avec les instances représentatives du personnel «sur les raisons économiques de ce projet, ses impacts, l'accompagnement des salariés et la recherche de repreneurs».

La direction rappelle sa détermination «à accompagner chacun des 109 salariés concernés vers un nouvel emploi ». En Loir-et-Cher, l’annonce suscite déjà une vive émotion avant même la réunion du 13 juin.

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