« Avec le projet MASSIF, nous voulons imprimer des pièces métal 12 fois plus volumineuses », avance Julien Marcilly PDG d’AddUp

Le projet MASSIF fait partie des 6 lauréats de la première vague du programme « Offre de robots et machines intelligentes d’excellence ». Il réunit les meilleures expertises françaises pour développer une machine révolutionnaire dédiée à la fabrication 3D de pièces métal de grande taille. Le point avec Julien Marcilly, PDG d’AddUp, qui pilote le consortium.

 

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Julien Marcilly, PDG d'AddUp

Dans quel but a été conçu le projet MASSIF ?

Nous voulions répondre à la demande croissante des secteurs de l’aéronautique, du spatial, ou encore de la défense pour fabriquer des pièces métal 12 fois plus volumineuses qu’aujourd’hui. Nous avons donc construit avec eux le besoin en partant de use cases et avons constitué un consortium avec des experts reconnus de toute la chaîne de valeur de la fabrication additive : AddUp en tant que pilote, Dassault Systèmes sur la partie logicielle, Cailabs et ISP Systems sur la partie laser, Vistory, pour la confidentialité et l’intégrité des données, et enfin le Cetim, qui va accueillir le prototype et les premiers tests dans son nouveau centre Printing Bourges. Le projet MASSIF a aussi été lauréat de France 2030 sur le programme « Offre de robots et Machines intelligentes d'excellence », avec à la clé un financement à hauteur de 15 millions d’euros.

En quoi le projet MASSIF est-il novateur ?

MASSIF c’est le développement d’une machine modulaire qui pourra à terme produire des pièces de 1m20 par 1m20 par 1m20. Le premier prototype sera inédit avec une productivité multipliée par 3 et une qualité de surface exceptionnelle des pièces de métal. Les nombreux capteurs de la machine permettent un monitoring fin, donc une réduction des temps de contrôle et du coût des pièces produites de 50 à 70% par rapport au standard actuel de la fabrication additive. Dernier point important : la sécurité. Notre machine est la seule à intégrer un système en boucle complètement fermé de recyclage de la poudre qui répond à toutes les normes HSE. Bien sûr, il y a encore des verrous technologiques à lever, comme la gestion des flux dans une machine d’une telle dimension, mais nous visons 2027 pour la validation du prototype et la commercialisation de la machine de série ainsi que des solutions logiciels partenaires.

Quels sont les bénéfices attendus d’une telle machine ?

L’impression 3D métal étale de la poudre couche par couche, soudées entre elles par un laser. Cela permet de créer des pièces non seulement à façon mais aussi épurées, donc plus légères, ce qui est un facteur déterminant dans des secteurs comme l'aéronautique ou le spatial. L’impression 3D permet également de réduire les temps de fabrication, de fabriquer des pièces en un seul morceau ou de fabriquer à l’endroit où nous en avons besoin.  D’autant que nous sommes capables de faire de l'impression 3D avec tout type de métal, de l'acier classique, de l'Inconel, de l'inox, du maraging, du titane...  

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