31% de climato-sceptiques dans le monde, selon l’Obs’COP 2019 d’EDF

Que retenir de l’Obs’COP 2019, la première édition d’une étude internationale sur la perception du réchauffement climatique dans le monde commandée à Ipsos par EDF ? Réponse en cinq chiffres clés.

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Feux de forêts amazonie
Les principales causes du réchauffement climatiques sont plus ou moins bien identifiées par les 24 000 sondés de l'étude internationale.

Que pensent les Terriens du réchauffement climatique ? Pour répondre à cette question, EDF a commandé à Ipsos une étude mondiale. L’Institut de sondage français a interrogé plus de 24 000 personnes dans 30 pays sur cinq continents, un panel représentatif des deux tiers de la population mondiale, par voie numérique du 7 septembre au 4 octobre. Les résultats de ce sondage sont publiés dans l’Obs’COP 2019, dévoilé le 27 novembre par EDF.  Des résultats riches d’enseignements.

31% de climato-sceptiques dans le monde

Dans la hiérarchie des problèmes environnementaux qui inquiètent les Terriens, le climat arrive en 3e position (40 %) derrière l’accumulation de déchets (52 %) et la pollution de l’air (45 %), même si 78 % des sondés du panel déclarent avoir déjà pu constater les effets du changement climatique. Globalement, le réchauffement climatique ne fait plus débat et seuls 8 % de la population n’y croient pas du tout. Mais ils sont 23 % à douter des causes humaines. On compte donc en moyenne 31 % de climato-sceptiques dans le monde, avec une forte pénétration aux États-Unis, en Chine, en Arabie Saoudite, en Australie et en Norvège.

50% mettent en cause le nucléaire

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Les principales causes du réchauffement climatique sont, elles, plus ou moins bien identifiées par les sondés. 61 % évoquent les émissions de gaz à effets de serre, 45 % la pollution de l’air et 44 % la déforestation, mais sont aussi citées par exemple les bombes aérosol, qui n'y sont pour rien. Et, concernant la production d’énergie, si le charbon est identifié comme très responsable, le nucléaire et l’hydroélectricité émettraient aussi du CO2 aux yeux de respectivement 50 % et 25 % des répondants...

70% attendent l’action des gouvernements

Lutter contre le réchauffement climatique est d’abord le rôle des gouvernements (70 %) mais aussi celui des citoyens-consommateurs (45 %) et des entreprises (32 %). Pour Guillaume Petit, d’Ipsos, cela traduit un manque de confiance des citoyens dans la volonté d’agir des acteurs privés, mais comme souvent avec de fortes différences. Certains pays, comme la Belgique et la France, attendent plus de la part des entreprises.

Et s’ils sont en moyenne 48 % à juger que leur gouvernement et leurs concitoyens agissent réellement, les disparités sont très grandes entre les pays. Des pays comme l’Inde, le Chili, la Colombie, la Norvège ou le Royaume-Uni plébiscitent l’action publique et privée, quand la France, l’Italie, l’Égypte ou le Maroc ne voient pas l'action venir. Entre les deux, des pays comme l’Arabie-Saoudite ou l’Afrique du Sud fustigent leurs concitoyens quand l’Allemagne, l’Australie, les États-Unis et l’Espagne pensent que leurs gouvernements n'en font pas assez.

10% de défaitistes

À une question binaire du meilleur levier d’action, la modification du mode de vie (53 %) domine largement face au progrès technique (29 %). Mais 10 % des répondants pensent que l’on ne pourra de toute façon pas limiter le réchauffement, et 2 % déclarent ne pas connaître du tout le réchauffement climatique. Les 6 % restants ne savent pas.

55% ont changé de mode de vie

Mais comment agir ? Dans 21 pays sur 30, une majorité, souvent courte, pense que la lutte contre le réchauffement climatique passe par un changement de modes de vie, observe Ipsos. Avec, là encore, de très fortes disparités. Ils sont 82 % à le penser en Colombie, 75 % au Mexique et 64 % en France et en Italie, mais ils ne sont plus que 34 % en Arabie Saoudite, 38 % en Égypte, 39 % en Chine, 44 % en Russie et 47 % aux États-Unis à croire en l'action individuelle.

Et de quoi parle-t-on ? Changer de mode de vie signifie autant trier ses déchets (48 %) que manger local (40 %) ou bannir le suremballage (27 %) qu’éviter de prendre l’avion (22 %), la voiture (18 %) et recourir aux énergies renouvelables (16 %).

Les Français, champions du paradoxe, sont 70 % à déclarer avoir changé leur mode de vie mais sont moins de 10 % à savoir exactement ce qu’il faut faire pour lutter au quotidien contre le réchauffement climatique ! Du grain à moudre pour EDF.

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