Tant attendue, la fusion nucléaire contrôlée est-elle à nos portes ? C’est l’espoir que porte Sparc, un réacteur à fusion compact. Imaginé par des chercheurs du Massachusetts institute of technology et par une start-up qui en est issue, Commonwealth Fusion Systems, il est décrit dans sept articles du « Journal of Plasma Physics ».
Pressés, les scientifiques prévoient de lancer la construction d’un réacteur dès le printemps 2021 et imaginent une centrale capable de générer de l’électricité dès la décennie 2030... Un agenda très serré alors qu’Iter, en France, n’espère produire une fusion qu’en 2035. Et de l’électricité bien après.
La clé ? La compacité du réacteur. Si Sparc utilise lui aussi un tokamak pour confiner magnétiquement le plasma en fusion, il le fait à petite échelle, s’appuyant sur des matériaux dits supraconducteurs à haute température. Une voie prometteuse, jugent plusieurs experts interrogés par le "New York Times". Qui rappellent les difficultés techniques que posera la réalisation, doutant des délais annoncés.





