Le groupe Madic a inauguré, jeudi 1er décembre, son nouveau pôle technologique à Saint-André-de-Cubzac (Gironde). Le bâtiment de 18 000 m², sur 6,3 hectares de terrain, a nécessité un investissement de 21 millions d’euros. Il accueille pour le moment 200 des 1 300 salariés de l’entreprise, dont 80 ingénieurs en R&D. Madic y produit des distributeurs de carburant, ainsi que des bornes de recharge pour véhicules électriques, mais aussi des distributeurs d’hydrogène et des automates de paiement.
Le site compte 11 lignes de production, contre 5, jusque-là sur celui d’Ambarès (Gironde), où la fabrication ne sera plus assurée. «Cette usine va nous permettre de développer de nouveaux produits, et de poursuivre en particulier ceux dédiés à la transition énergétique et écologique», explique Christian Blossier, fondateur et président de Madic. «Cette usine du futur est d’ailleurs conçue pour optimiser les consommations énergétiques, et pour être modulable afin de s’adapter aux demandes de nos clients. Nous pourrons fabriquer trois fois plus de volumes, et des équipements plus performants que ceux que nous produisions jusqu’ici. Nos bornes de recharge électrique, par exemple, avaient une puissance de 22 à 50kW. Nous passons à des chargeurs rapides, de 100 à 400kW», ajoute le dirigeant.
Une centaine d’embauches d’ici à trois ans
Madic, qui équipe aujourd’hui plus de 6 000 stations-services et 20 000 points de charge électriques, ne délaisse pas les carburants liquides, continuant à produire des pompes dédiées aux énergies fossiles, mais misant surtout sur le développement des carburants de synthèse. De même, le groupe propose des stations de distribution d’hydrogène, qui seront elles aussi assemblées à Saint-André-de-Cubzac. Madic revendique une croissance annuelle de 5% de son chiffre d’affaires depuis cinq ans - soit 220 millions d’euros en 2021 - et espère que le nouveau site lui permettra de la porter à «10 à 20% pendant trois à cinq ans», selon Christian Blossier.
Les locaux neufs sont également un argument pour attirer et conserver les meilleurs profils, Madic étant confronté - comme bien d’autres entreprises, en Nouvelle-Aquitaine notamment - à des difficultés de recrutement, en particulier d’ingénieurs développement. D’ici à trois ans, le site de Saint-André-de-Cubzac devrait accueillir une centaine de salariés de plus, soit 300 personnes.





