Renault, PSA, BYD...Le Maroc progresse dans la carte automobile mondiale

Le pays bénéficie du dynamisme sur place des deux constructeurs tricolores, et devrait accueillir bientôt le Chinois BYD, spécialiste du véhicule électrique.

BYD
BYD a signé un accord avec le Maroc pour implanter plusieurs sites dans le cadre de sa production de véhicules électriques.

Les accords entre les acteurs de l’automobile et le Maroc se succèdent, dans le cadre du développement de la filière soutenu par le royaume. Le ministre marocain de l'Industrie, Moulay Hafid Elalamy, a annoncé lundi 11 décembre dans une allocation que le pays avait signé une série de conventions avec des constructeurs français pour le développement du tissu d’équipementiers automobiles au Maroc. Montant total de l’investissement: 1,23 milliard d'euros. En outre, 11 500 emplois directs devraient être créés et 26 usines de sous-traitants pourraient être implantées dans plusieurs régions du pays, principalement dans le cadre du déploiement des deux groupes tricolores Renault et PSA.

A Tanger, Renault a fait de son usine un lieu incontournable, dans le cadre de sa stratégie de véhicules à bas coûts. En fonctionnement depuis 2012, ce site a atteint son millionième véhicule produit juillet 2017. Y sont produits des véhicules badgés Dacia ou Renault selon les pays : le Lodgy, le Dokker ou encore la Sandero. Au total, plus de 300 000 unités devraient sortir de ses lignes de production d’ici la fin de l’année, destinées presque en totalité à l’export. PSA œuvre de son côté à la construction de son futur site de Kenitra, grâce auquel le constructeur espère produire à partir de début 2019 autour de 90 000 véhicules et moteurs par an, sur ses deux lignes polyvalentes.

BYD bientôt au Maroc

Mais les constructeurs tricolores ne sont pas les seuls à avoir opté pour le Maroc. Le constructeur chinois BYD a signé samedi 9 décembre un accord avec le pays pour implanter une future usine de voitures électriques non loin de Tanger. Une première dans le royaume, qui ne devrait pas s’en tenir toutefois à cette simple usine. Au total, trois autres usines, une de batteries, une autre de bus et camions électriques et une dernière de trains, toujours électriques, sont prévues dans le cadre de cet investissement potentiellement massif. Le montant n’a toutefois pas été communiqué, pas plus que l’année de mise en service des futurs sites de production du Chinois.

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Pour le Maroc, l’annonce apparaît comme une nouvelle preuve de l’attractivité du pays. Moins connu que le célèbre Tesla, BYD est pourtant le plus gros vendeur de véhicules électriques, poussé notamment par le dynamisme de ce secteur dans son pays d’origine, la Chine. Alors que son concurrent Tesla a écoulé en 2016 autour de 76 000 véhicules, BYD (pour Build your dreams, en français « construisez vos rêves ») a dépassé légèrement le cap des 100 000 unités sur la même période.

Grâce à cette nouvelle implantation marocaine, le fabricant chinois pourra se positionner sur des marchés européens à fort potentiel, avec les annonces de la France et du Royaume-Uni d’interdire par exemple la vente de véhicules thermiques d’ici 2040. Une ambition dont ne fait pas mystère le président-directeur général de BYD. En présence du roi Mohammed VI, Wang Chuanfu a ainsi indiqué souhaiter "bénéficier de la situation géographique du Maroc, en tant que porte d'entrée pour l'Europe et le marché africain". 

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