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Renault met 16 000 salariés d'Ile-de-France en chômage partiel

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Publié le , mis à jour le 30/03/2020 À 18H00

Renault a mis ce lundi 30 mars la plupart de ses salariés tertiaires d'Ile-de-France en chômage partiel pour s'adapter à la baisse d'activité provoquée par l'épidémie de coronavirus en utilisant le dispositif mis en place par l'Etat.

Renault met 16 000 salariés d'Ile-de-France en chômage partiel
Renault a mis lundi la plupart de ses salariés tertiaires d'Ile-de-France en chômage partiel pour s'adapter à la baisse d'activité provoquée par l'épidémie de coronavirus en utilisant le dispositif mis en place par l'Etat. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer
© PHILIPPE WOJAZER

Renault met ses salariés franciliens au chômage partiel. "Après deux semaines d'arrêt de l'activité industrielle et commerciale, il faut adapter le temps de travail des collaborateurs", a dit à Reuters une porte-parole du groupe au losange. A compter de ce 30 mars et jusqu'à nouvel ordre, les salariés du tertiaire seront en télétravail le matin, et en chômage partiel l'après-midi, à l'exception d'un petit nombre de personnes maintenues à plein temps pour assurer des fonctions essentielles de l'entreprise (sécurité, maintenance, communication ...) Selon une source syndicale, cette obligation concerne environ 1.500 à 2.000 personnes. Hors tertiaire, toutes les usines du constructeur à travers la France restent quant à elles en chômage complet.

Les ordonnances du gouvernement face à l'épidémie prévoient le financement par l'Etat de 84% du salaire net des salariés en chômage partiel. Pour les salariés au forfait jour, notamment les cadres, l'entreprise verse un complément pour atteindre 100% du salaire net en vertu d'un accord dans le secteur de la métallurgie.

Renault paiera donc un peu plus de la moitié du salaire de ses salariés du tertiaire, correspondant aux matins télétravaillés et au complément du salaire de l'après-midi pris en charge pour l'essentiel par l'Etat.

Dialogue avec les syndicats

Renault et ses syndicats discutent également depuis vendredi pour réinstaurer, sur le modèle du "contrat social de crise" de 2008-2009, un système permettant d'utiliser des jours de congés des salariés les mieux lotis pour financer le maintien du salaire des autres.

Avec Reuters (Gilles Guillaume, édité par Jean-Stéphane Brosse)

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