Entre 24,5 et 26,5 millions de téléphones portables neufs sont vendus chaque année en France. De 5 à 9 millions circulent entre particuliers ou via les entreprises du réemploi. Sur les 4 à 8 millions qui sont jetés, moins de 500 000 sont pris en charge par la filière agréée de recyclage.
Entre 54 et 113 millions de téléphones, fonctionnels pour la plupart, dorment dans les tiroirs, un nombre qui augmente chaque année de 13 à 25 millions d’unités, apprend-on dans une étude réalisée par Sofies et Bio innovation service pour un collectif piloté par l’Afnum – le syndicat des industries du numérique –, Samsung, les éco-organismes Ecologic et ESR, les entreprises du réemploi et la Fédération française des télécoms, accompagnés par l’Ademe. La mesure 31 de la feuille de route pour une économie circulaire préconisait la mise en place d’un dispositif financier pour améliorer la circularité des portables. Un gisement mal qualifié bien que de grande valeur.
Des médailles olympiques en métaux recyclés ?
Plutôt que de foncer tête baissée vers un dispositif de consigne ou de prime à la casse pour répondre à la demande du ministère de la Transition écologique, la filière a établi un diagnostic inédit. On y découvre que la France est déjà championne du réemploi. Reste à proposer des solutions pour aller plus loin. C’est la tâche de l’observatoire créé pour affiner cette qualification du gisement, en concertation avec la filière. L’une des incitations actées étant de fondre les métaux des portables recyclés pour fabriquer les médailles olympiques de Paris 2024.





