Sacrifier ses valeurs personnelles sur l’autel de la rentabilité, très peu pour Mickaël Urrea. Le fondateur de La Fabrique à poudre, une entreprise qui compacte des poudres pour l’industrie de la cosmétique, de l’agroalimentaire et de la détergence, garde un mauvais souvenir de son unique expérience professionnelle. «Tout était limité car conditionné par les futures ventes», regrette le diplômé d’Insa Toulouse, à propos de son premier et dernier employeur, un fabricant de machines.
12 000 bâtonnets de recharge pour shampoing et gel douche par heure
Il revendique son goût pour l’innovation, prend le large après un an de CDI. En 2022, il bascule dans l’entrepreneuriat et lance son projet d’usine avec le soutien de 900.care, une start-up de la cosmétique rechargeable. La collaboration débute après que l’entreprise a mis au point – en quelques mois – une technologie pour fabriquer 12 000 bâtonnets de recharge au bon format pour shampoing et gel douche par heure, contre 600 pour ses compétiteurs. Pleinement opérationnelle depuis l’été 2023, la petite usine de 330 m2 compte une dizaine de clients et emploie 12 personnes.
À 27 ans, l’ingénieur fourmille de projets. «Nous allons relancer la production de bouillons cubes en France», annonce Mickaël, qui évoque aussi, pour les prochains mois, des feuilles de lessive hydrosolubles avec un procédé économe en énergie. Exclusivement engagée dans «des projets bons pour l’environnement», l’entreprise capitalise sur l’humain. «Mon but, n’est pas de devenir millionnaire avant 30 ans, assure le jeune patron. Ma volonté, c’est de gérer une entreprise où les gens sont fiers de travailler.» Et d’ajouter : «Je veux moderniser l’image de l’industrie.»
L’avis du jury
« L’ingéniosité d’une french fab au service de produits écologiques et innovants. »





