Les constructeurs allemands sont loin d’avoir tourné la page du dieselgate. Le groupe Daimler, propriétaire des marques Mercedes et Smart, va devoir s’acquitter d’une amende de 870 millions d’euros pour avoir commercialisé, depuis 2008, des véhicules diesel dont les émissions ne respectaient pas les limites réglementaires.
Dans le même temps, la justice allemande a annoncé le renvoi devant un juge pour manipulation de cours boursier du président du directoire de Volkswagen, Herbert Diess, de son prédécesseur Martin Winterkorn, ainsi que du président du conseil de surveillance, Hans Dieter Pötsch. Tous trois sont accusés d’avoir informé trop tard les marchés financiers des conséquences de la manipulation de ses véhicules diesel aux États-Unis. De nouveaux retentissements qui tombent mal pour les constructeurs, qui doivent consacrer des milliards à la conversion de leurs véhicules à l’électrique afin de respecter les futures normes d’émissions décidées à l’échelle de l’Union européenne.








