Le nom de l’entreprise découle du film de Jacques Demy, quasi éponyme, palme d’or au festival de Cannes de 1964. Créée en 1986, la PME dispose donc déjà d’une notoriété symbolique. Le premier parapluie imaginé par le fondateur, Jean-Pierre Yvon, s’appelle précisément «Le Véritable Cherbourg».
Les intempéries épargnent rarement cette presqu’île où se niche la ville de Cherbourg. Alors, pour s’assurer de fabriquer des parapluies capables d’affronter toutes les bourrasques, l’entreprise les teste dans une soufflerie à Saint-Cyr-l’Ecole, dans les Yvelines, à l’image des voitures de sport...
Du parapluie pour enfant à celui de golf, une dizaine de modèles existent aujourd’hui, disponibles dans plus d’une vingtaine de coloris. Fabriqués en centre-ville, ils y sont vendus, mais aussi par une centaine de revendeurs en France, et des exportateurs, jusqu’au Japon, en Corée, en Afrique et dans plusieurs pays d’Europe. Une activité de cadeaux d’affaires se développe aussi, tout comme des partenariats avec de grandes marques, comme Saint-James, autre entreprise illustre, de textile celle-là, de la Manche.
50000 visiteurs par an
Charles Yvon, fils du fondateur, a repris l’entreprise en 2018, et revendique d’accueillir 50000 visiteurs par an venus voir le musée ou la fabrication. L’entreprise a reçu le label qualité tourisme, celui d’entreprise du patrimoine vivant ou encore la certification origine France garantie.
De 8 en 2018, l’entreprise est passée à une trentaine de salariés, formés jusqu’à cinq ans en interne. Trois nouvelles machines viennent d’être acquises pour augmenter le nombre de parapluies fabriqués, un nouveau commercial fera sa rentrée cet automne. Si Charles Yvon entend développer l’entreprise, il assure vouloir effectuer une «progression raisonnée, pour ne rien perdre en qualité».





