La France décroche un supercalculateur Exascale. Les gouvernements français et néerlandais ont annoncé le 20 juin que le projet du consortium Jules Verne était retenu par l’entreprise commune européenne EuroHPC. Porté par le Grand Equipement National de Calcul Intensif (GENCI), le CEA et le centre national de calcul néerlandais (Surf), ce consortium hébergera fin 2025 au Très Grand Centre de Calcul du CEA, à Bruyères-le-Châtel (Essonne), un supercalculateur capable de réaliser plus de 1 milliard de milliards d’opérations par seconde, soit 1 Exaflop/s.
La barre de l’Exascale avait été franchie pour la première fois dans le monde il y a tout juste un an, en juin 2022, par le supercalculateur américain Frontier. En décembre dernier, l’entreprise commune EuroHPC, créée en 2018 pour amener acteurs publics et privés à doter l’Europe d’une infrastructure de calcul intensif de niveau mondial, avait sélectionné le projet Jupiter pour héberger en 2024 en Allemagne la première machine exaflopique d'Europe au Centre de recherche de Juliers.
Une machine à l'architecture modulaire
Comme Jupiter et leur prédécesseur commun, le supercalculateur pré-exascale Lumi, Jules Verne sera « basé sur une architecture modulaire et économe en énergie offrant plusieurs partitions de calcul, de pré/post-traitement et de service fédérées par une interconnexion interne à grande vitesse, partageant l'accès à une architecture de stockage centrée sur les données et gérée par un système unifié d'administration et de gestion des ressources », précise le communiqué du consortium. En outre, des partitions expérimentales de calcul quantique hybride seront intégrées.
Jules Verne sera accessible aux chercheurs. Son budget d’acquisition et d’exploitation sur cinq ans s’élève à 542 millions, partagés pour l’essentiel entre EuroHPC et le gouvernement français.





