NIOC, la compagnie nationale iranienne du pétrole, a stoppé depuis dimanche 19 février ses ventes de pétrole à la France et à la Grande-Bretagne, en guise de représailles à l'embargo décidée par l'Union européenne sur les hydrocarbures iraniens et qui doit s'appliquer en juillet.
Pour la France, cette décision n'a que peu d'impact. En 2011, l'Hexagone importait 58 000 barils par jour d'Iran, soit 3 % de ses besoins. Mais depuis le début de l'année, la France, comme son voisin britannique, a anticipé l'embargo à venir en accroissant ses achats à l'Arabie Saoudite.
Deuxième pays producteur
Téhéran a annoncé que cette même décision pourrait être étendue à d'autres pays européens. Dans le cas de la Grèce et de l'Italie, cette décision serait plus problématique, puisque le premier importe 30 % de son pétrole d'Iran, le second 13 %.

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L'Iran est le deuxième pays producteur de pétrole de l'Opep avec 3,5 millions de barils par jour dont 2,5 millions à l'export. 20 % étaient jusqu'alors envoyé vers l'Europe. Ces flux seront redirigés en 2012 vers l'Asie.
Cette annonce, et la présence de deux navires de guerre iraniens dans un port syrien, en Méditerranée ont provoqué un renchérissement des prix du pétrole. Le Brent européen a ainsi franchi, ce lundi 20 février, la barre des 120 $.





