Ils l’appellent "AZURE". Il ne s’agit pas de la couleur des cieux mais d’un projet de la Nasa destiné à recréer des aurores boréales dans l’éther norvégien. Le "Auroral Zone Upwelling Rocket Experiment", mené le 5 avril depuis la base spatiale Andøya (Norvège), a été réalisé avec succès, s’est félicité l’administration américaine de l’aéronautique et de l’espace.
Les aurores boréales naissent de la collision de particules solaires avec l’atmosphère terrestre. Elles seraient le résultat visible de la chaleur et de l’énergie kinésique dégagées par cette collision. L’expérience Azure a tenté, avec succès, de reproduire cet effet.
Des marqueurs visuels pour les scientifiques
Plus concrètement, elle a consisté en l’envoi dans le ciel norvégien de deux fusées Black Rant XI à 18h14 et 18h16, s’élevant chacune à 322 km et 325 km d’altitude, respectivement. Les fusées ont mesuré la pression atmosphérique et la température de l’atmosphère grâce à des instruments fixés dans leur structure. Ce faisant, elles ont déployé dans le ciel une mixture à l’état gazeux de trimethylaluminium, de baryum et de strontium. Exposé à la lumière, ce mélange se charge d’ions, et produit des nuages colorés semblables aux aurores boréales.
Les aurores boréales n’ont pas simplement une valeur esthétique. Pour les chercheurs, recréer des aurores boréales artificielles permet de suivre la trajectoire de des particules électriques neutres et chargées d'ions. Objectif : mieux comprendre l’ensemble de l’énergie qui circule dans l’espace terrestre. "Plus on en apprend sur les aurores boréales, plus on comprend les processus fondamentaux qui animent l’espace proche de la Terre, un espace de plus en plus sollicité par les hommes, et qui recueille tant les astronautes que les GPS et systèmes de communication pouvant influencer les hommes sur terre au quotidien", décrit la NASA sur son site.
NASA A l'intérieur de la spatiale Andøya (Norvège) de la NASA
Comprendre le mouvement des particules
""Calculer et enregistrer les mouvements de ces aurores boréales artificielles permettra d’acquérir des données précieuses sur les mouvements horizontaux et verticaux des particules chargées d’ions" à cet endroit du système magnétique de la planète.
Cette expérience intervient après un léger faux bond : initialement prévue en mars, AZURE a été repoussé pour cause de ciel nuageux.
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