Intel crée une coentreprise avec TSMC pour y loger son activité de fonderie de puces

D’après The Information, Intel aurait conclu un accord avec TSMC pour créer une coentreprise qui logerait son activité de fabrication des puces, en pertes depuis plusieurs années. Le géant taïwanais prendrait 20% du capital, en échange d’un partage de technologies et de compétences.

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Intel siège Santa Clara Californie
Devant le siège de Intel, situé à Santa Clara, en Californie.

En difficulté sur son activité de fabrication des puces, le géant américain Intel va bénéficier du soutien financier du plus grand fabricant de puces au monde, le taïwanais TSMC. D’après un article publié mercredi 3 avril par The Information, les deux entreprises auraient conclu un accord préliminaire en vue de former une coentreprise, dans laquelle TSMC prendrait une participation de 20%. Le reste du capital serait détenu par Intel et potentiellement d'autres grands acteurs américains du secteur.

Contrairement à la plupart de ses concurrents – que sont notamment Qualcomm, Broadcom, Texas Instruments et AMD – qui conçoivent les puces, mais les font fabriquer par des fondeurs tels que TSMC, Intel a fait le choix de fabriquer lui-même une partie de ses puces. Sauf que cette division accumule les pertes depuis plusieurs années : en 2023, Intel a par exemple essuyé une perte d’exploitation de plus de 6 milliards d’euros dans son activité de fonderie de puces (pour un chiffre d’affaires d’environ 17 milliards d'euros). Au point que le groupe – qui s’est doté en mars d’un nouveau PDG pour se relancer – évoque depuis quelques mois son intention de créer une filiale séparée pour héberger cette activité.

Une participation sous la pression de Trump ?

D’après The Information, la Maison Blanche est intervenue dans les discussions entre TSMC et Intel. Le groupe taïwanais aurait négocié, en échange de sa participation de 20% au capital, un partage de technologies et la formation de personnels. Que ce soit auprès de Reuters ou de l’AFP, ni Intel ni TSMC n’ont commenté ces informations.

Dans sa dépêche, l’agence Reuters rappelle qu’en mars, TSMC avait proposé à Nvidia, AMD et Broadcom de prendre des participations dans une coentreprise qui exploiterait les usines d'Intel, «après que l'administration américaine a demandé au géant taïwanais de fabrication de puces d'aider à redresser l'emblème américain en difficulté». Le contexte actuel, avec une menace de taxation à 25% des importations de semi-conducteurs, a-t-il augmenté la pression sur TSMC à s'impliquer dans cette coentreprise ? Face aux menaces de Donald Trump, le fleuron taïwanais a en tout cas annoncé en mars un nouvel investissement de 100 milliards de dollars aux États-Unis, notamment pour y construire cinq usines de fabrication de puces supplémentaires.

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