Malgré tous les efforts d'EDF, le chantier des deux réacteurs nucléaires EPR de la centrale britannique d'Hinkley Point C accuse un nouveau retard, d'au moins deux ans. Et un surcoût supplémentaire de 5,8 milliards d'euros au minimum (5 milliards de livres sterling) en raison de travaux de montage de tuyauteries et de câbles plus longs que prévu, a annoncé mardi EDF.
Mise en service en 2029
L'électricien public français, dont la filiale britannique EDF Energy construit le projet, a fait savoir dans un communiqué que son coût total, en valeurs 2015, était réévalué dans une fourchette comprise entre 36,2 et 39,7 milliards d'euros (31 et 34 milliards de livres), contre 29,2 à 30,4 milliards d'euros (25 à 26 milliards de livres) lors de la précédente revue, en mai 2022.
Parallèlement, le début de la production d'électricité du réacteur n°1 d'Hinkley Point C (HPC) est désormais visé pour 2029, au lieu juin 2027 précédemment. EDF a cependant précisé que, dans son scénario le moins favorable, la facture pourrait encore augmenter d'un milliard de livres pour un démarrage de production qui n'aurait lieu qu'en 2031.
Ce n'est pas le premier délai que subit le chantier. Au lancement du projet, en 2016, EDF visait une inauguration fin 2025... et une facture de 21 milliards d'euros (18 milliards de livres). Les premiers retards avaient été imputés au Covid-19. La pose du dôme de l'unité 1, étape importante, s'est déroulée le 15 décembre 2023... avec un an de retard sur les premières prévisions.
(Avec Reuters.)




