Les literies finistériennes Moënner et Valentin ont été placées en redressement judiciaire, mercredi 26 mars 2025, par le tribunal de commerce de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).
La holding nazairienne Sofia, qui avait racheté le groupe de literies basé à Quimper (Finistère), est actuellement en discussion avec deux repreneurs potentiels «qui ont pignon sur rue», mais «aucune offre n’a encore été déposée», précise Vincent Brian, directeur exécutif du groupe Sofia, à L’Usine Nouvelle.
C’est un passif de 17 millions d’euros qui est à l’origine de la décision de placer en redressement judiciaire l’entreprise dont le chiffre d’affaires s’élève à 7,2 millions d’euros. «Un tel niveau de dettes, liées à des pertes cumulées, est insupportable», indique Vincent Brian.
De fortes ambitions contrariées
Comment en est-on arrivé là ? En 2019, les literies Moënner-Valentin, au sein desquelles la société Moënner fabrique les éléments de literie, tandis que Valentin s’occupe de la commercialisation, est reprise par la holding Sofia, qui se lance dans une politique de développement. Elle investit pour 8 millions d’euros dans une nouvelle unité de production de 5000m2 , à Quimper, et ouvre une douzaine de nouveaux magasins, portant leur nombre total à une vingtaine. L’objectif est alors de donner une envergure nationale à cette marque bretonne.
«On croyait beaucoup à la marque», raconte Vincent Brian. Las, le Covid frappe au moment des ouvertures des nouveaux magasins. Lesquels «n’ont pas décollé assez vite, ce qui a engendré des pertes importantes, même si les boutiques historiques, elles, continuent de bien marcher», précise le directeur exécutif. Pour enrayer l’hémorragie, Moënner-Valentin a fermé dix magasins en 2024.
En vain. Aujourd’hui, le groupe Sofia espère qu’une offre sera déposée pour l’ensemble des literies qui embauchent 39 personnes dans la production (Moënner) et 25 dans la commercialisation (Valentin). Les candidats à la reprise ont jusqu’au 23 avril 2025 pour déposer leur offre.





