Le robot-chien Aibo s’impose comme le produit vedette du stand de Sony au Consumer Electronics Show (CES) à Las Vegas, aux Etats-Unis qui ferme ses portes le 12 janvier 2018. Le groupe japonais d’électronique de loisirs en fait une vitrine du renouveau de sa capacité d’innovation et de son retour à une stratégie de reconquête.
Echec de la première tentative
Lancé en 1999, Aibo devait inonder les foyers comme les téléviseurs, les baladeurs ou les chaines hi-fi. Mais il ne s’est écoulé qu’à 150 000 exemplaires en neuf ans. C’est loin du marché de masse espéré par Sony. Cet échec a contraint le PDG Howard Stringer d’en arrêter la commercialisation en 2007.
Kazuo Hirai, qui lui a succédé en avril 2012, voit aujourd’hui le contexte fondamentalement changé avec le développement des capteurs, le perfectionnement des technologies d’intelligence artificielle, la banalisation des drones et les nouvelles possibilités de services ouvertes par le cloud computing. Il est convaincu que c’est maintenant le bon moment de revenir sur le marché. Le projet a été relancé en 2016 avec la constitution d’un groupe de développement en robotique et l’investissement dans Gogitai, une pépite américaine de l’intelligence artificielle.
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Renfort du cloud pour le perfectionnement
Si le nouvel Aibo ressemble en apparence à l’ancien, il bénéficie des derniers développements de Sony dans l’intelligence artificielle et les capteurs pour se perfectionner, s’adapter au profil de son utilisateur et offrir un comportement proche d’un chien. Pour se perfectionner, il apprend, non seulement de son environnement direct, mais aussi, et c'est nouveau, des données d’autres Aibo en service échangées via la plate-forme cloud de Sony.
Le groupe de Tokyo profite du CES pour lancer Aibo au Japon pour 200 000 yens (l’équivalent de 1700 euros). Une étape pilote avant sa commercialisation dans le reste du monde. Sony veut se servir de ce lancement dans le grand public public comme un gallot d’essai pour développer ensuite une activité de robotique à destination des entreprises pour des applications dans les bureaux, les usines ou la logistique.
LG sur les traces de Sony
Les robots ont envahi cette édition du CES avec notamment des engins des japonais Honda et Omron. Mais c’est le coréen LG Electronics qui se fait le plus remarquer. Il débarque dans le secteur avec ses robots de services Clio destinés aux aéroports, gares, hôtels ou commerces.








