Air Liquide va engager un plan d’investissements de 300 millions d’euros au Japon pour quatre nouvelles unités de séparation des gaz de l’air. Ce projet, annoncé le 18 mars, découle de deux contrats à long-terme conclus avec deux groupes spécialistes de la fabrication de semi-conducteurs, dont l’identité demeure « confidentielle » à leur demande, selon un porte-parole d’Air Liquide. Le calendrier non plus n’est pas étayé, mais la première des quatre unités devrait entrer en service fin 2022.
35 000 tonnes de CO2 en moins par an
Les quatre unités seront construites « dans des bassins industriels clés de l’électronique », indique Air Liquide dans un communiqué. Le groupe en sera propriétaire et en charge de leur construction et de leur exploitation. Elles seront dotées d’une capacité combinée de plus de 1,5 milliard normaux-mètres cubes (Nm3) d’azote et de gaz de très haute pureté. Air Liquide ne précise pas la nature exacte de ces futures productions. Mais, dans le cadre de son activité Electronique (2,09 milliards de chiffre d’affaires en 2021), outre l’azote, cela peut comprendre des gaz vecteurs comme de l’argon, de l’oxygène, ou encore de l’hélium.
Ces quatre unités utiliseront les plus récentes générations de procédés. A titre comparatif, par rapport à des unités similaires de précédente génération, Air Liquide estime que celles-ci pourraient afficher des émissions de CO2 diminuées de 35 000 tonnes par an. Ce type d’unités n’émet pas directement des émissions de CO2, celles-ci sont liées aux besoins énergétiques pour les opérations de séparation des gaz.





