Une soixantaine de réacteurs nucléaires, dont 58 d’EDF, intègrent des tableaux électriques basse tension de Comeca, et 14 sites français ses solutions de refroidissement. L’ETI équipe aussi des installations du CEA et d’Orano.
«Le nucléaire est l’un de nos cinq segments prioritaires, avec les datacenters, la mobilité électrique, l’hydrogène et les services», décrit le président Gaël Dutheil de la Rochère. Cette filière fait travailler 150 personnes et représente 30% de l’activité d’un groupe bâti par acquisitions, qui emploie 1200 personnes dans le monde, dont 650 en France. Il est piloté par une direction située à Saint-Mathieu-de-Tréviers, près de Montpellier (Hérault), tout comme les fonctions support.
C’est l’usine de Châtenoy-le-Royal (certifiée ISO 19443), en Saône-et-Loire, qui fabrique les tableaux électriques, celle de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), les ensembles HVAC et tiroirs débrochables, et celle du Mans (Sarthe), les redresseurs de puissance.
Depuis 2019, l’activité nucléaire est boostée par le contrat avec NNB (filiale d’EDF) pour l’EPR anglais Hinkley Point C (HPC). D’une valeur de 100 millions d’euros, il porte sur 210 tableaux Galaxis, une centaine de transformateurs secs et des transformateurs stabilisateurs. Les 210000 heures de production, qui s’étalent jusqu’à mi-2027, ont entraîné une centaine de recrutements.
Comeca est en phase finale de négociation sur le projet anglais Sizewell C, réplique d’HPC. De quoi remplir jusqu’en 2030-2032 le planning de l’usine de Châtenoy-le-Royal, appuyée par le site de Comeca UK à Manchester. Enfin, si l’activité de maintenance bénéficie du renforcement de la sécurité et de la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires, le groupe travaille sur les nouveaux formats, EPR2 et small modular reactors (SMR). Comeca étudie l’adaptation et la qualification de ses tableaux électriques avec des acteurs des SMR, pour préparer l’après-2030.








